29 mars 2007

Délire internationaliste...

Aujourd'hui, j'ai vécu une expérience unique et incroyablement déroutante : je me suis retrouvé embarqué dans une "secte" politique ! J'avais réussi à esquiver la conférence de la semaine dernière (sur l'économie dans la pensée marxiste) vu que j'étais rentré chez mes parents à Reims pour le week-end ! J'ai fini par céder cette semaine aux coups de fil répétés d'un des sympathisants du Cercle Ouvrier Internationaliste (c'est comme ça que se nomme la dite "secte").

Il faut dire que le programme paraissait alléchant : une conférence sur la lutte des classes (une notion qui pour moi n'a pas disparu mais a subi une profonde mutation...) dans l'oeuvre de Marx et Engels donnée par un spécialiste de la pensée marxiste. Je pensais assister à un cours théorique et historique sur l'évolution de la notion de lutte des classes mais il n'en est rien. Les pauvres sont complètement à côté de la plaque et j'ai du mal à croire que des étudiants "intelligents" puissent se reconnaitre dans des mouvements aussi radicaux...

Leur "gourou" véhicule une pensée simpliste (les méchants bourgeois VS les gentils prolétaires...), archaïque (il reprend mot pour mot les textes écrits il y a 160 par Marx sans se soucier des évolutions de la société globalisée moderne...), dogmatique (impossible de critiquer les dires du dit spécialiste...) et idéologique (une poignée de fidèles est là pour acquiescer et applaudir...). D'ailleurs, c'est là que je me suis rendu compte que la pensée marxiste était surtout une question de vocabulaire... Chaque mot, chaque terme, chaque expression est choisi avec soin : impérialisme, opportunisme, socialisme, communisme, capitalisme, plus-value...
Tout au long du discours, il adressera des petites piques aux candidats "bourgeois" que sont Sarkozy et Royal et rebondissant sur la proposition de cette dernière, conseille à son public d'accrocher le drapeau rouge révolutionnaire à leur balcon ! Et pourquoi pas le Rainbow Flag pendant qu'on y est ?

A la fin du "cours" donné par le professeur italien, un midi-débat est organisé. Derrière moi, une tunisienne prend la parole afin de pousser l'intervenant dans ses derniers retranchements. Dans l'ensemble, je suis assez d'accord avec ce qu'elle avance. Cependant, la malheureuse se retrouve confronté au couroux du gourou ! Le débat montre d'un cran mais décidemment leur gourou se montre intangible. Il supporte mal la contradiction et fait preuve d'une certaine mauvaise foi (à moins qu'il soit vraiment persuadé de ce qu'il avance et dans ce cas là, peut-être devrais-je appeler un asile...). Le discours semble plaire aux personnes présentes, pour la plupart des étudiants étrangers... Brésiliens, haïtiens, italiens, africains, maghrébins, la cave un peu glauque d'un local de Montreuil s'est transformé en un véritable melting-pot international ! D'ailleurs, si la jolie blonde du dernier rang passe par ici, qu'elle m'envoie un mail !

Alors que je m'apprêtais à rentrer bien sagement chez moi, je suis alpagué par un des organisateurs qui me demande mes premières impressions. Je tente de lui expliquer le grotesque (l'intervenant italien a quand même clos le débat par un magnifique : "dans notre société communiste, il n'y aura plus de tsunami !") des idées qu'il défend (avec beaucoup de courtoisie évidemment...) mais le bougre ne vascille pas ! Il va jusqu'à traiter la tunisienne de "bourgeoise" (c'est l'insulte suprême internationaliste) puis qualifier la LCR et le PCF de "vendus au capitaliste", deux partis qui, pour lui, ne proposent qu'un "impérialisme d'état" ! Si les deux partis se vautrent lamentablement aux élections présidentielles, c'est parce qu'ils sont à la solde des "bourgeois" ! Les internationalistes, quant à eux, ne donnent aucune consigne électorale : ça leur ferait surement mal au coeur de se confronter à la réalité !

J'ai fini par acheter leur journal (originalement appelé : L'internationaliste !) pour un tout petit euro (j'ai quand même réussi à dire non à la fameuse cotisation sensé garantir leur "liberté de penser" !^^) et je le lirai avec attention dans la semaine ! Je sens que je vais bien me poiler !

Par ailleurs, je suis un peu déçu que la conférence ne se soit pas terminé en musique avec L'internationale reprise par les choeurs de l'armée rouge ! Rien que pour le plaisir, je vous encourage à l'écouter...

27 mars 2007

L'idée Fixe

J'ai glané sur Billet-Reduc une invitation pour L'idée fixe au Théâtre Edouard VII, une pièce avec Pierre Arditi et Bernard Murat ! C'est le genre de proposition que je peux pas refuser d'autant plus que ce théâtre est superbe !

Je sais pas si c'est parce que je n'étais pas très bien placé (le contraste était tel entre les deux derniers rangs et le reste de la salle que je suppose que je me suis retrouvé parqué avec les autres invités billet-reduc...) mais je n'ai pas été impressionné par Pierre Arditi sur scène ! Evidemment, c'est un bon acteur mais il ne dégageait pas le charisme que j'attendais d'un acteur aussi renommé !
Le texte, signé Paul Valery, est assez brillant, à la limite entre un texte philosophique et un texte de l'absurde... Il faut souvent s'accrocher pour ne pas décrocher car le débit est assez rapide et les 3/4 des mots utilisés m'étaient inconnus... Cela reste quand même un texte assez difficile voire même prise de tête... Il aurait surement été préférable de le lire avant de voir la pièce... Cela étant dit, il faut reconnaitre que le texte aborde de manière détournée des thémes importants tel que l'amour, la vie, les mots, les maux... Il y a certains passages qui sont vraiment puissants ! Le personnage que joue Arditi est génial, complètement fou mais je me suis vraiment senti proche de lui... J'adooore les grandes et belles idées qui ne servent à rien !

Cependant, je m'interroge sur mon sens de l'humour... Je n'ai quasiment pas ri, à peine esquisser un sourire par ci par là alors que la salle parraissait hilare... Surement, était-ce de l'humour pour vieux connards friqués pro-sarkozystes... Par ailleurs, je trouve quand même que la pièce manque un chouilla d'émotion pour me convaincre totalement... De plus, la mise en scène n'a rien d'exceptionnelle... Un décor qui fait vraiment carton pâte, un ciel qui s'anime au fur et à mesure de la pièce pour finir sur un coucher de soleil qui ne semble pas réaliste, des acteurs qui bougent, qui échangent leurs positions mais qui font finalement du sur place tant l'espace qu'il leur reste entre les cailloux est réduit...

Le texte bascule parfois du sophistiqué vers le lourdingue... C'est dommage mais cela ne gâte en rien l'excellente représentation à laquelle j'ai assisté, une représentation qui fait vraiment réfléchir le spectateur...

"un homme seul n'est jamais en bonne compagnie"

23 mars 2007

Voyage en Utopie ?


Ce soir, je m'ennuie comme un rat mort chez mes parents donc je vais me lancer dans une longue diatribe économique sur une notion qui me tient à cœur : la DECROISSANCE ! Je suis sûr qu'il y a là moyen à polémique ou au moins à débat...
"Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un économiste" s'insurgeait Kenneth Boulding. Mais qu'est-ce que la sacro-sainte CROISSANCE ? Tout le monde ne jure que par la Croissance comme si c'était la nouvelle religion mondiale ! Faut arrêter un peu... La croissance mesure la consommation donc plus on consomme et plus la croissance est contente, qu'on consomme des bonbons, des armes, des hamburgers, des passages en service de désintoxication, des massages... En gros, le PIB met tout dans le même sac et c'est sensé représenté la bonne marche du monde… Ainsi, si l'on regarde la croissance américaine, on se rend compte qu'elle est en partie dopée par l'effort de guerre américain... Moi ça me laisse vraiment perplexe ! D'ailleurs, Bob Kennedy disait : "le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue". C'est le principe même des externalités négatives qui restent l'une des notions économiques les plus difficiles à déterminer…
Par définition, la décroissance est un concept politique, économique et social se plaçant à l'opposé du relatif consensus politique actuel autour de la croissance (qui donne pour but aux sociétés modernes la croissance économique.). Ainsi, plus le système économique cherche à augmenter la richesse matérielle, plus il puise dans le capital de la planète. Celui-ci étant limité, la croissance débouche fatalement sur une faillite généralisée, dont on observe déjà les signes avant coureurs : les ressources énergétiques s'épuisent, la biodiversité est mise à mal, le climat change. Parmi les candidats à la Présidentielle, seul José Bové semble avoir mesurer les avantages d'une politique de décroissance et est le seul à ne pas invoquer l'augmentation constante de la production…
A l'origine, le débat sur la décroissance s'appuie sur les thèses de l'économiste américain Nicholas Georgescu-Roegen qui mettent en place la notion de "bioéconomie", un mix entre l'économie, l'environnement et la physique. Je ne vais pas rentrer dans des détails trop scientifiques (notamment parce que je ne les comprends qu'à moitié…) et je vous encourage à aller jeter un coup d'œil sur Ekopédia (l'équivalent de Wikipédia pour altermondialistes...) pour en apprendre davantage sur les notions de "thermodynamique" et "d'entropie". Par ailleurs, n'hésitez pas à consulter régulièrement le site du pompeux Institut d'Etudes Economiques et Sociales pour la Décroissance Soutenable ! Je vous avouerez qu'après une première lecture, ça fait un peu secte extremiste mais en approfondissant, tout n'est pas à jeter...Il faut donc complètement revoir notre vision de la consommation et de l'économie en générale.
Il faut s'opposer à l'ultraproductivisme et à l'hyperconsommation (confer les travaux d'André Gorz).
Il faut modifier nos modes de vies et réorganiser notre manière de consommer.
Il faut cesser de combler le vide spirituel de nos vies par la possession matérielle.
Il faut arrêter de voir en l'accumulation de l'argent la garantie d'un futur meilleur.
Il faut mettre à mort l'idéologie de la consommation qui régie notre civilisation occidentale.
Il faut s'offusquer devant le principe de la maximisation du profit enseignée en économie.

Pour autant, je ne pense pas que la décroissance soit une fin en soi. Pour moi, c'est un moyen de rechercher une qualité de vie supérieure et de permettre aux générations futures d'en jouir également. Comme j'ai tenté de vous l'expliquer, la mesure du PIB est une mesure abstraite ne tenant pas en compte le bien-être des populations ni la santé des écosystèmes. Il faut donc adopter une démarche d'initiative individuelle et des démarches collectives de sensibilisation. Selon la charte de la décroissance, "la décroissance ne propose pas de vivre moins, mais mieux avec moins de biens et plus de liens". A méditer…

22 mars 2007

I'm a slave 4 U

« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité,
tu ne mérites ni l’une ni l’autre.
»
[Thomas Jefferson]

I'm a slave... J'ai de plus en plus l'impression de ne pas être libre ! Je suis l'esclave de mes passions, je suis l'esclave de mes sentiments, je suis l'esclave des horaires, je suis l'esclave des transports, je suis l'esclave de ma fainéantise, je suis l'esclave du cinéma, je suis l'esclave des normes, je suis l'esclave de mes blogs, je suis l'esclave de ma timidité, je suis l'esclave de mes pensées, je suis l'esclave d'internet, je suis l'esclave de mes études, je suis l'esclave de ma célébrité, je suis l'esclave de mon job, je suis l'esclave de mes amis, je suis l'esclave de mon image, je suis l'esclave de mon téléphone, je suis l'esclave de ma condition sociale, je suis l'esclave des conventions, je suis l'esclave de MSN, je suis l'esclave de mon compte en banque, je suis l'esclave de ma vie tout simplement !

C'est atroce de se dire qu'on fait tout pour être libre mais que finalement, il est impossible d'être complètement libre ! Impossible d'être libre financièrement, impossible d'être libre psychologiquement, impossible d'être libre artistiquement, impossible d'être libre sexuellement ! Je ne vais pas vous faire une longue dissertation sur la condition humaine (livre brillant de Malraux au passage...) et sur la liberté... D'ailleurs, c'est dans ces moments là que je regrette de ne pas m'être intéressé davantage à la philosophie en terminale ! On doit pouvoir trouver plein de réponses dans la philosophie !

Gabon, présence des esprits

Ce matin, je me suis rendu à la fondation Dapper voir l'exposition "Gabon présence des esprits" grâce à des entrées gratuites offertes par Billet-reduc ! Bien m'en a pris, l'exposition est exceptionnelle ! Pourtant, je n'ai jamais été impressionné par l'art primitif. Même au Musée du Quai Branly je n'ai pas vraiment pris mon pied notamment en raison du peu d'explications et de la mauvaise mise en valeur du patrimoine ! Heureusement, ici, la mise en scène est simple mais efficace grâce à un éclairage brillant ! Les organisateurs ont privilégié un aspect simple, dans les tons ocres, qui accentue la mise en valeur des objets exposés ! De plus, tous ces objets sont accompagnés de panneaux explicatifs ni trop légers, ni trop lourds...À travers 130 sculptures exceptionnelles, dont certaines constituent des oeuvres uniques, cette exposition présente les styles les plus importants des arts du Gabon. J'ai vraiment été bluffé par la salle du bas... J'ai rarement été autant transporté par une exposition... Je me suis retrouvé face à une force qui me dépassait, quelque chose d'à la fois pessimiste et optimiste, de simple et complexe, de naif et mystique... Cette salle dégage une incroyable puissance qui m'a laissé pantois ! Je ne pensais pas que je serai autant transformé par ces masques et ces reliquaires primitifs...
A l'étage, on retrouve d'autres masques assez impressionnants avec notamment ce heaume qui fait penser à la divinité romaine Janus en raison de ces deux visages, l'un tourné vers le passé, l'autre vers le futur... On y trouve aussi des objets du quotidien ou des parures qui même s'ils n'ont rien d'exceptionnels méritent le coup d'oeil...
Le seul reproche c'est que c'est un peu court comme expo... J'y ai passé 45 minutes à tout casser en regardant les vidéos... D'ailleurs, j'ai beaucoup apprécié la toute première salle qui met en rapport les oeuvres primitives gabonaises aux travaux de la plasticienne Myriam Mihindou qui sont ma foi fort intéressants notamment ces photographies sidérantes et très violentes...

18 mars 2007

BloggyBirthday


Un an que ce blog a vu le jour ! 12 mois de déballage narcissique ! 365 jours de partage de pensées immodéré ! 8760 heures de combats acharnés ! 31 556 926 secondes de plaisirs intenses ! Il y a un an, ce blog était créé pour succéder à feu mon skyblog suite à quelques problèmes techniques… J'éprouvais effectivement le besoin de relayer sur la toile mon combat de tous les jours contre le CPE… Encore aujourd'hui, mon blog reste un véritable champ de bataille politique ! A l'approche de l'échéance électorale, l'avenir de la société française reste au cœur de mes préoccupations et évidemment, cela se ressent dans les billets que je suis susceptible de laisser sur mon blog ! Cependant, contrairement à de nombreux blogs dont le contenu est très "spécialisé", le mien reste avant tout un blog personnel où je parle surtout de moi, de ma tête, de mon corps, de mes poils… Mon besoin de communiquer mes passions tout en communiant avec mes lecteurs est évident…

Just4kiss est mon défouloir…
Just4kiss est mon urinoir…
Just4kiss est mon sarcophage…
Just4kiss est mon œsophage…

Aujourd'hui, je vous encourage à célébrer (virtuellement) le premier anniversaire de mon blog ! L'année dernière, mon skyblog avait également eu droit à un gâteau d'anniversaire quelques jours avant de mystérieusement péricliter… Cette année, j'ai fait moi-même cet excellent gâteau au chocolat et à la banane ! Espérons que l'année qui s'annonce se révélera favorable aux just4aventures de mon blog et surtout que l'élection présidentielle qui rythme plus ou moins nos vies connaîtra une issue positive (parce si Sarkozy est élu, il est certain qu'il mettra au point un système de censure des blogs gauchistes…).

17 mars 2007

Sauce Béarnaise

Il y a quelques semaines, Julie rédigeait sur son blog un très bon article sur la peur que lui inspirait Sarkozy, l'ennemi numéro 1 de la démocratie en France ! Aujourd'hui, nous unissons nos plumes, nos cerveaux et nos talents respectifs afin de nous attaquer à François Bayrou qui n'a jamais été aussi haut dans les sondages. A l'heure actuelle les trois candidats ont sensiblement le même nombre d'intentions de vote au premier tour et il est plus que probable que si Bayrou se retrouvait au second tour, il serait élu… Il y a quelques années, mon auteur fétiche, Milan Kundera, expliquait que le "sondage était devenu une sorte de réalité supérieure ; ou pour le dire autrement, il était devenu la vérité". A une époque où les médias nous sortent chaque jour de nouveaux chiffres, nous ne pouvons que nous interroger sur les prédictions d'un des plus grands écrivains contemporains !



Nous avons tous des amis (ils se reconnaîtront…) qui sont "tentés" de voter pour le candidat centriste en fustigeant le clivage gauche/droite et l'absence de différences fondamentales entre le programme de l'UMP et du PS. C’est une réaction naturelle ! L’électorat de Le Pen en 2002 n’était pas son électorat "naturel" et beaucoup de réactionnaires (et de gros connards, il faut l'affirmer haut et fort) avait choisi cette voie pour dénoncer le clivage Jospin/Chirac. Cependant, il est indéniable que François Bayrou sous ses airs de gentil paysan de nos campagnes est un libéral pur et dur comme le montre le récent ralliement d'un groupuscule ultra-libéral : Alternatives Libérales. En effet, d'un point de vue purement économique, rien ne sépare le candidat centriste du candidat umpiste tant il a fait siennes les idées néo-libérales, mondialistes et monétaristes… En plus, celui-ci se protège derrière une rigueur budgétaire bienvenue en invoquant la dette publique, le déficit budgétaire, la faible croissance de la France… Il parait qu'il a le programme le moins coûteux mais il a surtout le programme le moins ambitieux ! Sans éducation, sans recherche et développement, sans vision optimiste de l'avenir, comment voulez-vous améliorer la situation économique et sociale de la France ? Comment voulez redonner de l'espoir à une jeune génération en perte de repères ? Peut-être que dans un raisonnement à court terme (et donc électoral), son programme rigoriste peut améliorer les finances publiques de la France mais si l'on adopte un point de vue à long terme (même si comme disait Keynes : "à long terme, nous serons tous morts"), il est évident qu'il n'encourage pas la bonne vision de la politique. Pire encore, Bayrou est qualifié de "courageux" par les CSP+ car il "ose évoquer les sujets sensibles" mais il ne fait que nous priver du droit de rêver en un futur meilleur que celui de nos parents… Peut-on vivre sans illusion ? Notre réponse est NON ! Le libéralisme ne doit pas être une fatalité que nous devons accepter faute de mieux ! Or, si l'on en croit la politique que Bayrou et l'UDF ont suivie depuis 2002, nous avons bien à faire à un candidat profondément libéral qui ne tapait sur l'UMP que quand il y voyait un intérêt personnel. Ainsi, il a approuvé ces dernières années des lois anti-sociales préparées par le gouvernement des plus inquiétantes, des lois généralement combattues par les groupes socialiste et communiste :

*Le 3 juillet 2002, François Bayrou approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
*Le 15 octobre, il approuve la loi Fillon sur les salaires, le temps de travail et le développement de l'emploi qui prévoit de nouvelles exonérations de cotisations patronales.
*Le 19 novembre, il vote le budget 2003 du gouvernement Raffarin.
*Le 17 décembre 2002, le groupe UDF approuve la loi sur les marchés de l'énergie et le service public de l'énergie.
*Le 28 janvier 2003, François Bayrou approuve la loi Sarkozy sur la sécurité intérieur.
*Le 15 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste qui s'oppose à la modification des modes de scrutin des régionales et européennes : cette modification sera adopté au titre de l'article 49-3 de la Constitution.
*Le 29 avril, l'UDF signe un chèque en blanc au gouvernement Raffarin en votant la loi qui habilite le gouvernement à légiférer par ordonnances pour « simplifier » la codification du droit.
*Le 2 juillet, Bayrou refuse de voter la motion de censure socialiste du gouvernement Raffarin qui, par le projet de loi Fillon, s'attaque aux retraites par répartition en baissant le montant des pensions malgré l'opposition massive de la mobilisation sociale (1,5 million de manifestants à Paris).
*Les 3 et 24 juillet, il approuve cette loi Fillon de contre-réforme des retraites.
*Le 4 novembre, il vote le budget de la sécurité sociale pour 2004.
*Le 25 novembre 2003, il approuve la loi sur le RMI qui crée le « Revenu minimum d'activité ».
*Le 2 mars 2004, il refuse de voter la motion de censure socialiste.
*Le 5 avril, il approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
*Le 7 avril, il approuve la loi sur la formation professionnelle tout au long de la vie.
*Le 15 juin, il approuve la loi sur le handicap, qui supprime un jour férié (lundi de Pentecôte).
*Le 23 novembre, il vote le budget 2005 du gouvernement. Le 7 décembre 2004, il approuve la loi Borloo, dite « de cohésion sociale ».
*Le 22 mars 2005, il approuve la loi Ollier, portant sur l'organisation du temps de travail en entreprise.
*Le 23 mai, il approuve la loi de transposition des directives européennes sur l'ouverture des services postaux à la concurrence.
*Le 18 octobre, il approuve la loi d'orientation agricole.
*Le 15 novembre, il approuve l'application de la loi du 3 avril 1955 pour instaurer l'état d'urgence.
*Le 29 novembre, il approuve la loi sur la sécurité et les contrôles frontaliers.
*Le 6 décembre 2005, il approuve la loi sur le « retour à l'emploi ».
*Le 31 janvier 2006, il approuve la loi sur le logement.
*Le 21 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste.
*Le 30 mai 2006, il approuve encore la loi sur l'eau et les milieux aquatiques.

Dans une démarche plus historique de son action politique, nous nous rendons compte que Bayrou n'est ni de gauche, ni du centre mais bel et bien de droite ! Visiblement, les socialistes déçus par la démarche de Ségolène Royal ne comprennent pas qu'ils sont en train de choisir entre la droite et la droite ! Quelle personnalité de gauche voudra participer au gouvernement de Bayrou (mis à part Allègre qui se serait rangé derrière le candidat…) ? Comment diriger un pays sans majorité réelle à l'Assemblée Nationale ? Les français semblent voter davantage pour un(e) candidat(e) que pour un programme. Il suffit de tendre l’oreille pour s’en persuader. Qui n’a pas entendu dans son entourage, dans le bus, dans le métro ou ailleurs… : « Ségolène elle m’énerve, Sarko j’aime pas sa tête… ». C’est bien et après ? Et quand vous posez une question sur le programme c’est le blanc et ça repart sur « oui mais ils sont tous pareils, ils se tirent dans les pattes… ». On n'est pas dans une élection de miss ! On ne le répétera jamais assez plongez-vous dans les programmes ! Etudiez-les ! Un peu de lecture n’a jamais tué personne ! Etoffez votre argumentation ! L’électorat de Bayrou est un des plus instable, de nombreux spécialistes s’accordent sur la question, et nous ne pensons pas que ceux qui lui accorderont leur voix iront voter UDF aux élections législatives. Or s’il n’a pas la majorité à l’assemblée pour gouverner il ne deviendra qu’un simple arbitre à la tête de la nation. Il aura alors bien peu de marge de manoeuvre surtout s’il se retrouve avec un Sarkozy ou un des éléphants du PS pour premier ministre… Il semble donc évident que si le candidat UDF est élu, nous allons droit au mur ! Nous allons connaître cinq années d'immobilisme, de collégialité et de consensualisme où aucune décision importante ne sera prise : un véritable retour à la foireuse IVème République ! Il n'y a qu'à voir à quel point Romano Prodi, l'idole italienne de notre cher Béarnais, lutte pour pouvoir réformer une Italie sclérosée par les années passées sous le commandement de Berlusconi ! De plus, j'ai du mal à comprendre les enseignants tentés par Bayrou… Ils doivent vraiment avoir la mémoire courte quand on voit son bilan en tant que Ministre de l'Education : il n'a strictement rien fait mis à part remettre en cause la loi Falloux.

Evidemment, face au mollusque Bayrou, on retrouve l'agaçante Ségolène Royal et l'inquiétant (et rasciste, un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, le rêve à coup sûr de Le Pen… et ultra-libéral, et réactionnaire, et atlantiste…) Nicolas Sarkozy mais d'un mal choisissons le moindre : la situation de la France ne s'améliorera pas sous l'impulsion du nouveau chouchou des médias politiques passé maître dans l'art du double discours (quelques idées à droite, quelques idées à gauche et le tour est joué). Il faut en France une gauche socialiste qui retrouve des valeurs de gauche et une droite qui assume ses idées de droite (et au passage son bilan gouvernemental catastrophique). Le plus drôle se sont ces candidats qui ne dissimulent pas leur ego envahissant… Il y a quelques temps Sarkozy clamait à qui voulait l'entendre "qu'il commençait à bien la sentir cette élection" et Bayrou répondait récemment en anglais à un journaliste suédois : "I think I can win". Nous espérons évidemment que les deux larrons (de droite) se mettent le doigt dans l'œil ! D'ailleurs, si vous ne supportez pas de voir Ségolène Royal en peinture, éteignez la télé ! Maintenant vous savez à quoi elle ressemble, vous connaissez d’ailleurs la tête de tous les candidats, alors plongez-vous dans les programmes ! Certains parlent mieux que d’autre, c’est vrai, mais vous savez Hitler était très bon orateur, Le Pen aussi, Sarkozy est passé maître en communication et il est aussi avocat de profession… Jugez les programmes avant tout et dites vous qu’après si vous aimez la tête de celui ou celle qui défend le programme qui se rapproche le plus de vos idées alors c’est un bonus ! Il s'agit de l'avenir de la France, il s'agit de notre avenir… Nous ne voulons pas revivre les dernières années !


16 mars 2007

Homme pour Homme

Je reviens à l'instant du Théâtre de la Ville, place du chatelet, où j'ai pu voir Homme pour Homme de Berthold Brecht mis en scène par le directeur de la comédie de Reims : Emmanuel de Marcy-Motta ! Ils sont trop forts les rémois ! La représentation était magistrale, le texte magnifique (même s'il n'est pas évident du tout...), la mise en scène transcendante... Pourtant la soirée avait plutôt mal commencé vu que ma mère ne m'avait pas donné la bonne adresse, ne m'avait pas donné le bon horaire et que son contact qui devait me donner mes deux places gratuites était coincé dans les embouteillages... Heureusement, des gens n'avaient pas réussi à revendre leurs places et nous sommes rentrés à quelques secondes du lever de rideau (sans payer...). En plus, je reconnais que j'ai squatté le second rang alors que mon billet indiquait le rang K ! J'étais donc idéalement placé, juste en face de la petite avancée de la scène... J'aurai pu toucher le majestueux Galy Guy tellement il était proche de moi !

Quel charisme ! Quel aura ! Cet acteur (Hugues Quester) est renversant ! En plus, la pièce m'a permis de retrouver Philippe Demarie, l'acteur qui joue l'oncle homosexuel dans Marcia Hesse, dans la mise en scène de ce même Marcy-Motta ! Les 12 acteurs (plus la musicienne) sont exceptionnels ! J'adooore les pièces où il y a beaucoup d'acteurs... Surtout que là, la scène était suffisament grande pour qu'ils aient l'espace pour nous prouver leur immense talent ! Tous les rôles sont extrêmement physiques, extrêmement durs... On est pas dans l'armée pour rien ! D'ailleurs, la pièce m'a parfois fait pensé à Apocalypse Now de Francis Ford Coppola pour la dureté, le côté bestial, des relations humaines et m'a aussi inévitablement fait penser au Procès de Kafka que je suis actuellement en train de lire !

"Il était une fois un brave homme pacifique du nom de Galy Gay. Tout au moins au moment où commence l’histoire et où il s’en va acheter du poisson. Car sur sa route, il rencontre trois soldats qui ont besoin d’un autre homme, un remplaçant pour compléter leur équipe. Et voilà donc, après bien des consentements et des dérobades, voilà Galy Gay, devenu l’autre. Devenu, sous le nom de Jeraiah Jip, un guerrier enragé. S’est-il laissé manipuler ou a-t-il profité de la situation ? A-t-il vraiment changé, ou a-t-il découvert en lui un personnage qu’il ne soupçonnait pas ? Emmanuel Demarcy-Mota laisse la question ouverte. Question que de spectacle en spectacle il pose : comment construire et faire vivre dans toute sa profondeur ce lieu de toutes les ambiguïtés : le théâtre." (Colette Godard)

Le texte de Brecht est extrêmement riche ! Pendant la représentation, on est incapable de saisir toute la portée philosophique d'une telle pièce ! Cependant, en relisant le livret, on se rend compte des nombreuses questions que pose la pièce : A quel moment un être humain est-il exactement lui-même ? Faut-il renoncer à son nom ? L'homme est-il (ir)remplaçable ? Autant de questions importantes qui s'ajoutent à celles de l'importance de la personnalité, de l'intégrité, de l'identité !

Et je garde le meilleur pour la fin vu que je vais conclure sur la mise en scène magistrale d'Emmanuel de Marcy-Motta ! C'est vraiment très réussi ! Des décors conséquents et particulièrement mobiles (le train, les tentes, le temple...), un jeu d'acteurs brillant qui utilise toute la surface et la hauteur de la scène, des costumes magnifiques (la dernière scène sur cet immense rideau blanc où l'on voit ces 12 soldats habillés pareils dos au public est saisissante !), un jeu d'ombres et de lumières efficace (j'aime beaucoup les pièces où les parties de la scène sont plongées dans le noir successivement... ça permet de vachement joué sur la profondeur de la scène...) et une mise en valeur étonnante de cette pièce... Tout mon entourage m'avait mis en garde contre le côté un peu casse-couille des pièces de Brecht ! Pourtant, j'ai trouvé que la pièce était un véritable ravissement et, même si le texte est difficile, je n'ai à aucun moment décroché mon attention !

La pièce reste sur Paris jusque la fin de la semaine puis migre vers Reims pendant les deux premières semaines d'avril ! Vous savez ce qu'il vous reste à faire !

06 mars 2007

Le Louvre c'est chic !

Aujourd'hui, notre cher ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres, s'est rendu dans les Emirats Arabes Unis pour signer un accord entre la France et les Emirats Arabes Unis sur la création d'un "Louvre du Golfe" à l'horizon 2012 à Abou Dhabi. J'ai été pendant longtemps très sceptique à propos de cette initiative qui avait divisé les hautes sphères culturelles il y a quelques mois (et notamment un grand nombre de conservateurs très conservateurs), m'offusquant que l'on puisse ainsi brader le patrimoine culturel de la France et transformer par la même occasion la culture en une marchandise exportable et négociable comme un vulgaire chewing-gum !

Cependant, à la lecture du contrat passé entre les deux pays, à l'étude du projet du musée d'Abou Dhabi (qui comprendra donc un musée d'art "classique" dont les oeuvres seront fournies par Le Louvre et Orsay, un musée maritime et surtout un musée d'art contemporain alimenté par le Musée Guggenheim de New-York), à la vue des maquettes du musée (un magnifique complexe dessiné par Jean Nouvel, Frank Gehry, Zaha Hadid et Tadao Ando), à la pensée qu'un tel projet puisse voir le jour (la folie des grandeurs gagne l'Orient...), je me dis que la France a eu raison de ne pas laisser passer cette chance ! En effet, je rêve du développement d'une "économie culturelle" où les métiers de la culture serait au coeur de la croissance de notre pays (une sorte de grande société du savoir...) et, un tel projet ne peut passer que par une mondialisation de notre "exception culturelle" ! On a l'impression que la France vit dans un microcosme culturel qui se complait dans sa suffisance et son arrogance vis-à-vis du reste du monde sous couvert de cette fameuse "exception culturelle". La France est l'une des nations les plus riches du monde culturellement parlant et il est de notre devoir d'en faire profiter les autres ! Et si ça peut nous rapporter 1 milliard d'euros au passage, je ne vois pas pourquoi on devrait cracher dessus...

Je reconnais que j'ai un peu simplifié la démonstration et mon argumentation mais je tenais à faire part de mon approbation pour ce projet phénoménal... Cela doit être super excitant de porter un projet comme celui-ci... J'en profite pour rappeler que je cherche un stage et que si Sultan ben Tahnoun Al-Nahyane passe par ici, je serai enchanté de rejoindre son équipe cet été... En plus, le climat à Abou Dhabi a l'air nettement plus agréable que le climat à Paris mais bon, pour l'instant, Le Louvre, il est ici et d'ailleurs, j'y vais vendredi soir en nocturne... Peut-être histoire de profiter une dernière fois des tableaux de Panninni avant que le méchant ministre de la culture ne les prête aux méchants cheicks ?

01 mars 2007

Eiffel Power

Georges Stein

Je déteste les Champs Elysées ! J'honnis cet univers superficiel, malsain et souillé ! Je hais cet étalage perpétuel de richesse ! J'exècre ces touristes grossiers, ces bourges insolents et ces banlieusards vulgaires ! J'abomine ces boutiques hors de prix, ces marques rutilantes, ces voitures luxueuses ! Je maudis ces pouffes transformées en putes de luxe avec leurs fringues fastueuses et leurs bijoux coruscants ! Je vomis ces mannequins élancées au bras de quinquagénaires rabougris ! J'abhorre ces appartements éclatants, ces hôtels particuliers et ces restaurants inabordables !

Trois fois en quatre jours que je me retrouve à monter ou descendre les Champs Elysées alors que j'essaye au maximum de fuir ce lieu de Paris ! Il me faut crier à la face du monde à quel point ce lieu est vicié, pourri de l'intérieur ! Tant que l'on reste sur les Champs, on ne s'en rend pas compte ! Les boutiques des grandes marques (première fois aujourd'hui que je pénétrais dans l'étincelante boutique Louis Vuitton !) et les restaurants prestigieux (je ne pense pas au fameux Mc Donald's où j'ai travaillé 10 jours !) s'emmêlent et s'entremêlent pour ne plus former qu'un tas d'immondices ignobles et abjects ! Alors que l'on menace de fermer les seuls lieux que je considère comme dignes d'intérêt : les cinémas (UGC mais aussi le Mac-Mahon, le Balzac, le Lincoln, le Publicis...), je m'interroge sur ce qui peut expliquer le rayonnement de ce lieu plus clinquant qu'épanouissant ! Et encore, le pire n'apparaît que quand on arpente mécaniquement les rues parallèles !

Mercredi, pour tuer le temps avant de me rendre à mon inventaire dans la pharmacie des Rothschild, j'ai descendu les Champs de la Place de l'Etoile à l'Avenue Montaigne en passant par les petites rues derrières… Mannequins aux jambes effilées, jeunes transformés en publicités pour Gucci, Channel, Dior, Armani et consorts, vieux liftés et UVisés ! Ici, on tartine le maquillage L'Oréal comme du Nutella sur une biscotte et rapidement, la vision de ces êtres futiles et insipides devient écoeurante !

Il faut taxer le Grand Capital ! Pour réduire les inégalités entre les riches qui sont de plus en plus riches et les pauvres qui sont de plus en plus pauvres, il faut instaurer une taxe sur les revenus financiers ! De plus, cette taxe doit aussi servir à freiner la spéculation et réduire les risques et les effets des crises !

Il faut taxer le Patrimoine car il est indécent qu'il y ait autant d'appartements déserts dans le 8ème arrondissement, autant d'immeubles particuliers, autant de chambres de bonne louées uniquement pour servir de baisodrome à des quadragénaires en manque de sexe alors que des milliers de personnes vivent dans les rues, dans des appartements trop petits où en banlieue à 2 heures de RER de leur lieu de travail !

Il faut taxer les grosses voitures car il est révoltant de voir autant de 4x4 (et pas des Scenic RX4), de Porsche Carrera, de Jaguar, de Mercedes, de Maserati, de Ferrari dans les rues (preuve que quoiqu'en dise Sarko, il y a pas tant d'insécurité que ça en France parce que moi quand je vois ça, j'ai envie d'y foutre le feu !) alors qu'elles sont totalement inutiles pour se déplacer à Paris et qu'elles polluent de manière éhontée !

Chaque fois, la maigre consolation, la minute de réconfort est quand je me retrouve nez à nez avec la Tour Eiffel ! Je la trouve fascinante, séduisante, envoûtante, majestueuse, imposante, auguste, magistral, noble, olympienne, grandiose, captivante ! Chaque fois que je me trouve face à cette immense tour d'acier haute de 300 mètres, je me sens petit riquiqui ! Je retrouve mon âme d'enfant ! L'orgasme provient quand celle-ci se met à scintiller de ses 20 000 flashs ! La jouissance se fait intense et soudaine ! Le plaisir est fidèle au rendez-vous ! Je pourrais passer des heures à contempler ses 20 000 feux incessants ! C'est mon petit bonheur quotidien quand je sors de cours de pouvoir voir le "gland" de cette immense verge qui se dresse dans le ciel parisien scintiller comme si chaque jour était le dernier !

La Soeur de Mozart

Deuxième jeudi consécutif que je me rends au Théâtre du Ranelagh ! Après l'Amphitryon de Molière, j'ai pu assister grâce à billetreduc aux premières de La soeur de Mozart mis en scène et joué par Loïc Pichon ! Celui-ci est accompagné par une formidable pianiste : Edwige Lemoine !

Honnêtement, je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de passages joués au piano mais paradoxalement, je crois que c'est ce que j'ai préféré ! Ceux-ci étaient particulièrement bien choisis et donnait un peu de punch dans cette pièce qui était par ailleurs bien plate ! En effet, je n'ai absolument pas été convaincu par la mise en scène et par le texte ! En effet, la mise en scène était très classique, tellement classique qu'elle en était inexistante et le texte pas très approfondi et ne faisait que donner des éléments connus de tous (même si je reconnais avoir appris quelques éléments de la vie de Mozart...).
La soeur de Mozart est donc un alibi pour revenir sur les déboires de la vie de l'illustre compositeur autrichien ! Cependant, à aucun moment, je n'ai retrouvé la force et la puissance d'Amadeus avec Piat et Deutsh vu il y a deux ans ! A l'époque, j'avais reproché à cette pièce de ne pas insister suffisament sur la musique de Mozart qui était quasiment absente ! C'est sans aucun doute l'énorme point positif de La Soeur de Mozart : la prestation de la jeune pianiste est autrement plus enthousiasmante derrière le piano que sur le devant de la scène !

Bref, enthousiasmé par le concert mais absolument pas par la pièce même si les deux s'entremêlent habilement !