23 juillet 2007

Bye bye Paris...

Dans quelques heures, je serai là :et plus exactement ici...

Puis dans trois semaines, je prendrai le train direction Céret, près de Perpignan, pour le salon des antiquaires avec en guest-star : Freddy Tiffou!

Ô mes lecteurs adorés, saurez vous survivre un mois sans ma présence divine sur internet ?
N'hésitez pas à m'envoyer des textos, des mails, des coups de téléphone anonymes pour me dire que vous m'aimez et que je vous manque terriblement... Je comprends ce que vous allez ressentir pendant ce long mois où je serai désespérement absent d'internet... Moi même parfois je me manque terriblement...

21 juillet 2007

Julio Gonzalez

Après l'immonde exposition consacrée aux dessins érotiques de Klossowski, voilà une superbe exposition dans l'atelier graphique de Beaubourg, au quatrième étage du musée. Il s'agit d'une rétrospective consacrée à l'artiste espagnole Julio Gonzalez, ami de Picasso et de Torres-Garcia. Pour tout vous avouer, j'ai quand même été moyennement emballé par ses bijoux (pas très sensible aux bijoux en général, c'est pour ça que je n'ai pas été voir l'expo Lalique au Sénat), par ses premières sculptures et par ses dessins (sauf les derniers dessins de sa vie pendant l'Occupation qui sont vraiment frappants). En revanche, à partir du fameux Don Quichotte, j'ai adooOOOooré ses sculptures "linéaires" où le vide a autant d'importance que la matière... Il est le premier sculpteur à sculpter le fer, à redonner ses lettres de noblesse à ce métal d'où la citation magnifique "Depuis l'âge du fer, son utilisation a aboutie à la fabrication des armes, il est temps que le fer soit travaillé par les douces mains d'un artiste." C'est un métal lourd, dur, qui donne une impression de rigidité, de solidité mais Julio Gonzalez parvient à en faire quelque chose d'étonnament fin et subtil... Ces sculptures sont superbes... L'une des plus évocatrices et des plus sensuelles est évidemment L'ange, l'insecte et la danseuse... Je suis resté plusieurs minutes devant en essayant de retrouver ces 3 entités dans l'oeuvre qui se dressait devant mes yeux...
Enfin, même si j'aime la portée politique et humaniste des fameuses "Montserrat", genre d'icones de la souffrance du peuple espagnol pendant la Guerre Civile, je n'ai pas vraiment été touché par leurs expressions de douleur...

Bref, une exposition à voir absolument avant le 8 octobre !

20 juillet 2007

I'm a fucking maniac !

Piet Mondrian

Et j'assume !

Lors de cette session d'inventaires, on m'a confié une tâche un peu particulière et assez inhabituelle... Au lieu de scanner bêtement des boîtes de médicaments et de les compter sans se tromper (ce qui est parfois difficile vu mon piètre niveau en calcul mental), on m'a demandé de transporter des cartons et surtout de les vider et de les ranger sur les étagères de la réserve... Jusque là rien d'excitant ? Détrompez vous ! J'adoooOOOooore ça ! Je le crie haut et fort : j'aime ranger et mieux encore, j'aime ranger quand je suis payé pour le faire ! Je ne suis pas maniaque de la propreté mais je reconnais que je suis maniaque du rangement... Je suis presque tyrannique à ce niveau là ! J'aime quand mes livres sont classés selon l'ordre alphabétiques de leurs auteurs, j'aime quand mes dvds sont classés par éditeur, j'aime quand mes vêtements sont classés par type et par couleur... Quand je jouais à l'entraineur, il m'arrivait de recommencer une saison juste que pour chaque joueur joue un nombre pair de matchs... J'aime que tout soit bien rangé, que tout soit ordonné, que tout soit organisé selon des critères bien précis... Or, dans la tâche qui m'était confiée ces jours-ci, je pouvais mettre toute ma passion du rangement en exergue ! Je jubilais quand j'arrivais à faire tenir toutes les boîtes d'un même produit sur la même étagère et au contraire, je ruminais quand il m'en restait une ou deux esseulées, abandonnées par leurs consœurs... Il me fallait parfois retirer toutes les boîtes pour essayer une nouvelle disposition... Je tentais de nouvelles expériences, me projetant dans l'espace pour tenter d'y voir quelque chose... La journée est passée à toute vitesse... J'ai vidé 20, 30 ou 40 cartons... Des centaines de produits ont filé entre mes doigts pour rejoindre des étagères poussiéreuses... J'ai commencé à travailler à 9 heures... A 13h30 je regardais ma montre pour la première fois... Il était l'heure de manger...

Je suis MANIAQUE et je n'ai pas l'intention de me soigner !

17 juillet 2007

Roy Lichtenstein, Evolution

A Paris a ouvert il y a quelques semaines la Pinacothèque, nouveau lieu culturel parisien situé Place de la Madeleine. L'entrée est relativement chère, le fascicule est payant, le lieu pas très grand mais les expositions annoncées font rosir de plaisir : Soutine cet hiver et Pollock l'année prochaine ! Pour l'heure, c'est Roy Lichtenstein qui ouvre la danse et inaugure le lieu... J'étais persuadé d'aimer Lichtenstein mais finalement je suis moyennement convaincu, du moins par les oeuvres présentées dans cette exposition qui ne manque pas de panache... Deux époques sont présentées... On commence par découvrir les débuts du pop-art, les années 70, puis ses créations plus contemporaines sont mises à l'honneur.
 
Son oeuvre est un impressionnant hommage à la bande-dessinée, à l'impressionnisme et au cubisme. Roy Lichtenstein ne s'en cache pas... Il vénère Picasso, Monet, Cézanne et Matisse et ses oeuvres sont là pour en témoigner... Dans son art, il mélange les collages de divers matériaux, les coups de brosses... Là où l'exposition est brillante c'est qu'elle décompose le schéma créatif de l'artiste. Tout d'abord, il dessine, il fait des croquis de ce qu'il veut montrer... A ces croquis, il ajoute des éléments découpés dans des magazines... Ensuite il crée une oeuvre de collage (facilement modifiable), reproduction souvent grandeur nature qui précède la réalisation finale. Pour chaque oeuvre les commissaires de l'exposition sont parvenus à rassembler toutes les étapes de la création... Par ailleurs, l'exposition revient sur les motivations profondes de l'artiste... Il souhaite reprendre les éléments propres à l'art commercial (les points, les hachures, les couleurs vives, tout ce qui peut faire penser que l'oeuvre a été conçu par une machine...) et en faire la base de son travail... Je suis assez mitigé sur le résultat... C'est à la fois étonnant parce qu'unique mais en même temps je ne suis pas convaincu par la portée esthétique de son travail... C'est l'essence même de sa démarche (la relation entre art/humain – art/machine) qui me met mal à l'aise... Il en résulte que je ne retrouve pas l'âme de l'artiste derrière les tableaux... A vouloir trop pousser sa démarche, Roy Lichtenstein est parvenu à déshumaniser ses oeuvres (mêmes ses nues...), à déshumaniser sa démarche... C'est vraiment dommage ! L'exposition se termine quand même avec la présentation de Laocoon, toile immense représentant une sculpture rhodienne que j'ai eu l'occasion de voir récemment dans le musée du Vatican... C'est la seule oeuvre qui m'est réellement fait vibrer alors que c'est celle où le travail fondamental de l'artiste est le moins visible...
Un lieu et une exposition à découvrir même si le côté un peu puant (c'est un lieu qui a vocation à faire du fric par tous les moyens...) de cette pinacothèque est légèrement rédhibitoire...

13 juillet 2007

Rodtchenko photographe, la Révolution dans l'oeil

De Rodtchenko, je ne connaissais que les peintures... Et encore, c'était assez vague dans mon esprit... Il faut bien reconnaitre que je n'adhère pas forcément au constructivisme russe, axé sur la couleur et la ligne pures... Cela étant dit, je me suis laissé tenter par l'exposition Rodtchenko photographe, La Révolution dans l'oeil au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris... J'adooore leur collection permanente mais il faut dire que depuis la rétrospective Dan Flevin l'année dernière, j'évite un peu leurs expositions temporaires...
Heureusement que je ne suis pas resté campé sur ma position... L'exposition est vraiment impressionnante... Comme chacun le sait, je ne suis pas particulièrement sensible à la photographie... Mais j'ai trouvé que l'oeuvre de Rodtchenko allait au delà de la photo, notamment avec la présentation de différents photomontages (technique empruntée au dadaïsme)... D'un point de vue purement esthétique, les cadrages étranges (à la manière d'un Terry Gilliam dans Tideland...), la recherche permanente de la ligne pure (des relents de son oeuvre picturale constructiviste...), et le noir et blanc envoutant ont évidemment beaucoup joué... Cela étant dit, j'ai été encore plus séduit par la dimension politique que prend son oeuvre photographique... Ce sont des photos de propagande... En 1933, Rodtchenko devient un photographe du régime... On lui impose la doctrine du réalisme soviétique... Ces photos perdent un peu de leur modernité... Certaines sont plus subtiles que d'autres mais le mot d'ordre est clair : montrer des russes heureux de vivre sous le totalitarisme stalinien... Cela nous plonge 70 ans en arrière, en plein dans l'entre-deux-guerres...L'exposition est vraiment impressionnante... Il y a beaucoup beaucoup d'oeuvres exposées... J'encourage tout le monde à y aller, surtout que le prix d'entrée est vraiment faible...

07 juillet 2007

Solidays 2007

Quelle programmation en ce premier jour (qui sera aussi mon dernier...) de Solidays ! En plus, le soleil est au rendez-vous ! Vu le temps pourri qui règne sur Paris depuis deux semaines, il faut bien reconnaitre que c'est quasiment inespéré... Malgré les couleurs prises pendant ma semaine à Rome (on peut rêver hein ?), cela ne m'empêche pas de prendre de bons coups de soleil sur la nuque !

Pendant près de huit heures, je vais enchainer les concerts... L'organisation est nettement meilleure qu'à Rock en Seine... Et puis il y a beaucoup moins de monde ! Dès mon arrivée, je me retrouve devant les hilarants Fatals Picards ! Même s'ils n'ont pas joué ma chanson préférée (Et puis merde, je vote à droite !), je dois bien reconnaitre que je me suis laissé entrainer dans leur délire... Evidemment niveau musical ça vaut pas tripette mais j'adoooOOOooore leurs textes engagés à écouter au second degré...
Les Fatals Picards

A peine le concert terminé, je me retrouve emporté par le son des No One is Innocent ! Je suis super fan ! C'était le concert que je ne voulais pas rater ! C'était le concert qui justifiait à lui tout seul l'achat de mon billet Solidays ! Du vrai rock contestataire ! Du pur son qui déchirait les oreilles et faisait vibrer l'hippodrome jusque La Défense ! Sarkozy en prend pour son grade avec leur magnifique chanson L'amour de la Haine ! A écouter et réécouter !
No one is innocent

Ensuite, j'ai assisté de loin à la prestation des Editors en sirotant une petite bière allongé dans l'herbe de l'hippodrome de Longchamp ! Je les ai déjà vu en première partie de Franz Ferdinand au zénith et l'année dernière à Rock en Seine donc j'avais un peu la flemme de me frayer un passage parmi la foule... Ils avaient quand même deux-trois nouvelles chansons que je ne connaissais pas encore qui m'ont semblaient assez intéressantes... C'est vraiment un groupe à suivre de près !
Une fois ma bière terminée, je suis allé à la rencontre de la scène "Bagatelle" sur laquelle allait se produire Marcel et son orchestre ! Je connaissais de nom et de réputation mais je n'avais jamais eu l'occasion de les voir sur scène ! Ils produisent un show démentiel, tous portent un déguisement ridicule et l'ensemble a un petit air de cacophonie générale... Cela étant dit, l'ambiance est vraiment super bonne et là encore, le groupe n'épargne rien au gouvernement en place... Visiblement, Solidays reste un festival militant et engagé, en témoignent les panneaux alarmants placardés partout dans l'enceinte du festival ! Même si Solidays est une grande fête, on est bien là pour lutter contre le SIDA, pour faire de la prévention, pour faire de la sensibilisation !
Marcel et son orchestre

Une fois ce concert enjoué terminé, c'est l'entrée en scène des Kaiser Chiefs sur la grande scène "Paris" juste à côté... D'ailleurs, j'ai trouvé que la proximité des deux scènes étaient vraiment judicieuse ! Je les adoooOOOooore ! Evidemment ils sont bien moins fou qu'au Bataclan mais ça vaut son pesant de cacahuètes... Les anglais sont vachement plus pro que les groupes français cités précédemment mais ils leur manquent un petit chouilla de folie pour me faire vraiment vibrer... J'ai assisté à la retransmission de leur concert sur écran géant pendant que je dégustais une énorme fajita avant d'aller écouter deux chansons de Mademoiselle K de l'autre côté de l'hippodrome ! J'ai vraiment pas été séduit par son rock... Elle adopte le style un peu bourrin mais les paroles de ses chansons sont complètement nazes ! Difficile dans ces conditions de se passionner pour la jeune artiste !

Pour échapper aux beuglements ignobles de Joey Starr, j'ai pénétré sous le chapiteau qui abrite le concert de Paolo Nutini... Il y a 80% de filles et 20% de gays à écouter son concert... C'est franchement pas terrible... Il est complètement courbé sur son micro, il marmonne dans son micro avec son accent écossais incompréhensible et tout autour de moi, j'entends des cris de groupies hystériques ! Au bout de 30 minutes, ça commençait vraiment à me saouler donc j'ai été manger des churros !^^

Après cette prestation assez décevante du chouchou des adolescentes prépubères, on a eu le droit au show à l'américaine de la superstar de la black music : Lauryn Hill ! Une douzaine de musiciens, des choeurs gospell à l'ancienne et elle au centre de la scène... Elle nous avait promis le plus beau concert de notre vie... Elle nous offrira un spectacle navrant... Elle ne chante pas, elle gueule ! C'est assez lamentable et ça en devient assez rapidement assez insoutenable... Je partirai avant la fin afin d'éviter le gros mouvement de foule final...

Vraiment très content de cette journée passée à Solidays ! Programmation démente, organisation excellente et public nettement plus sympa qu'à Rock en Seine ! Ici pas de petits péteux en jean slim... Ici c'est un festival de gauche, c'est un festival engagé, c'est un festival solidaire... J'adooore !

En plus la journée se finira plutôt bien vu que j'ai eu les résultats de mon deuxième semestre ! Mission accomplie ! Je valide avec 10,06 ! C'est ric rac mais ça passe ! J'ai eu 10 partout et le petit chouilla qui dépasse est expliqué par ma note d'anglais et son coefficient grotesque ! Rendez-vous en septembre pour les rattrapages de statistiques et de comptabilité !

05 juillet 2007

Le Temps des Gitans

Deuxième coup de coeur "théâtrale" en deux jours avec le "punk opéra" (création mondiale et en exclusivité, attention, ça ne rigole pas !) Le Temps des Gitans à l'Opéra Bastille ! C'était énorme ! C'était extraordinaire ! C'était volcanique ! C'était tout simplement inoubliable ! Du Kusturica pur jus ! On retrouve la folie, le bordel habituel, le message politique et social des films du réalisateur serbe ! En effet, derrière l'histoire d'amour mélodramatique, Kusturica dénonce le trafic d'enfants et le sort des Roms, tiraillés entre misère et mafia... Pas forcément très subtil mais ça a le mérite d'être clair... En plus, le résultat est assez intense, entre fable glauque et conte lyrique...Au niveau de la mise en scène, c'est grandiose... Du très grand spectacle ! Plus de 50 comédiens sont sur scène... Des oies, des nains, des footballeurs... C'est une cacophonie générale calculée au millimètre près... C'est fascinant et envoutant... C'est un opéra vraiment très riche, qui passe du grave au léger, du sérieux au désinvolte, de la couleur à la noirceur, des larmes au rire avec une facilité déconcertante... J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans (notamment parce qu'on s'est fait déplacer par une famille de gros cons arrivée au moment même où le rideau se levait...) mais je serai bien rester 30 minutes de plus à la fin !
A partir de la chanson Merci l'europe pour la démocratie, la Fox et MTV, j'étais aux anges ! En plus, j'adooOOOooore la musique du No Smoking Orchestra ! Tout semble improvisé mais ça en jette pas mal quand même... Surtout à l'Opéra Bastille... On prend des décibels dans les oreilles !
A noter également l'usage judicieux des vidéos entre chaque tableau...

Cet opéra est une véritable bouffée d'oxygène... C'est un appel à la fête... ça donne la pêche, ça donne envie de taper dans ses mains, de chanter, de taper du pied... Aucune comparaison possible avec ce que le public de l'Opéra Bastille doit avoir l'habitude de voir... Quant à moi, c'était ma première fois dans cette salle immense de 2700 places !

Vraiment, ça valait le coup de faire la queue pendant trois heures avant d'avoir nos places ! Un peu déçu que Kusturica himself n'est pas décidé de jouer avec son orchestre pendant ces 3 semaines de représentation... Il doit pourtant pas être débordé le bougre... Ce qui est dommage également, c'est que j'ai trouvé ça un peu frustrant de ne pas être au premier rang, au centre, au premier balcon...^^


PS: Si vous voulez vous marrer, je vous invite à aller sur ce forum puant sur lequel des bouffonnes critiquent pendant deux pages un opéra qu'elles n'ont pas vu...

03 juillet 2007

La Famille Semianyki

Accompagné de ma brillante voisine, j'ai, ce soir, assisté à la représentation de La Famille Semianyki présenté par la troupe du Teatr Licedei, invitée pour l'occasion par le Théâtre du Rond-Point... Les représentations affichent complet depuis deux semaines mais nous avons eu de la chance d'entrer sur le fil... Certes nous étions assis par terre dans les marches (pas très confortable les marches de la salle Barrault...) mais nous avons pu apprécier à sa juste valeur cette pièce vraiment hilarante et néanmoins poétique ! J'ai rarement autant ri ! J'en ai encore mal aux zygomatiques à force de rire ou de sourire pendant près de deux heures ! Complètement déjantés, complètement loufoques, carrément délirant !Un petit air de famille Simpsons se dégage de la pièce... Le père est alcoolique est menace à tout moment de quitter sa famille, la mère est enceinte jusqu'au cou et ne manque pas une occasion de danser, rouler des pelles ou faire des blagues, les enfants passent leur temps à se chamailler et tentent par tous les moyens possibles et inimaginables de tuer père et mère... Le tout sans aucun dialogue ! Ainsi, même si les acteurs utilisent la dynamique du cirque pour s'exprimer (le mime en particulier), il y a une véritable démarche théâtrale derrière notamment dans la finesse et la subtilité des rapports familiaux et des sentiments... Comme dans les Simpsons, même si les membres de la famille Semianyki veulent en permanence s'entretuer, il ne faut pas oublier qu'il y a beaucoup d'Amour derrière chacun de leur faits et gestes ! Superbe !
La pièce est très riche ! Il y a une indéniable recherche au niveau des décors... Piano, tableaux, poupées, il se dégage une atmosphère particulière, à mi chemin entre un film de Tim Burton et une comédie fantasque du trio belge de l'Iceberg ! La mise en scène est impeccable ! La vitalité et la créativité des six acteurs est vraiment sidérante ! Ils jouent en permanence entre humour noir, grotesque et burlesque et offre quelques "tableaux" assez saisissants : l'écriture sur le tableau virtuel, La musique qui accompagne la pièce est omniprésente, des Village People à de la musique classique, en passant par "le pont d'avignon" et la musique traditionnelle russe ! Sans oublier l'impressionnante intéractivité entre la troupe et son public ! Les acteurs n'hésitent pas à monter et descendre les marches, distribuant coups de polochons ou bisous suivant leur humeur... Ils demandent au public de participer et le public le lui rend bien... Il y a une véritable connivence entre la salle et la scène...

Et puis la fin est tout simplement sublime ! Et dire que pour le même prix (8,5 euros), il y en a qui sont allés voir Steak ! Je les plains !^^