Enfants, ma mère avait l'habitude de nous - mon frère, ma soeur et moi – photographier assis devant une botte de paille, persuadée que les couleurs, les formes, les textures de l'arrière-plan étaient idéales pour faire ressortir notre beauté naturelle. De ces photographies devenues célèbres dans le cercle familial, nous tirions notre surnom de « traumatisés de la botte de paille ». Quiconque s'étant déjà approché de ces énormes masses arrondies imagine sans difficultés la torture que représentait ces séances photos improvisées au bord d'une route ou au cours d'une promenade. Elles sont l'allégorie de ce que la campagne peut offrir de pire à des citadins perdus hors d'une agglomération : un nid de bestioles répugnantes, une odeur âcre, une source infinie d'allergies en tout genre ou encore des démangeaisons impromptues. Fort heureusement, dans le Nord-Est de la France dont je suis originaire, les fameuses bottes de pailles aux courbes envoutantes laissèrent progressivement place à des cubes nettement moins photogéniques. C'est grâce à cette mutation des techniques agricoles que nous - mon frère, ma soeur et moi - connurent un répit, pour ne pas dire un abandon pur et simple de ces pratiques de tortionnaires qui consistaient à nous faire sourire tout en souffrant le martyr à cause des multiples afflictions engendrées par le foin. Cependant, une certaine nostalgie – à moins que tout cela ne soit que du masochisme – nous a conduit pendant une promenade à vélo à nous photographier autour de paille rassemblée dans la plus pure tradition des « traumatisés de la botte de paille ». La série que vous allez découvrir doit être perçue comme une parodie des photos académiques – mais néanmoins réussies – réalisées par ma mère pendant ma jeunesse. Une sorte de grand détournement photographique. Evidemment, l'intégralité des photos sera disponible sur Flickr à la rentrée.



28 juillet 2008
26 juillet 2008
Astre ?
J'aimerais m'allonger sur le sable fin...
... et nommer les constellations avec entrain.
25 juillet 2008
La planche à voile
Prologue
Les premiers jours de mes vacances noirmoutrines furent rythmés par les épisodes inhérents à la pratique de la planche à voile, dernière lubie antoinienne que je me dois de vous rapporter dans ces moindres détails. Effectivement, mon frère et moi-même avions, dans notre luxuriante jeunesse, pratiqué la planche à voile à l'école de voile locale. Forts de notre expérience passée, sûrs de nous-mêmes, pleins d'allant et décidés à marquer les esprits insulaires de notre exceptionnelle pratique de ce sport magique, nous avons, dès mon arrivée, projeté de nous acheter une planche. Les dés étaient jetés au grand dam des principaux protagonistes. La mise en application de cette idée saugrenue – mais néanmoins longuement préméditée – marque le début d'une série de mésaventures qui nous conduisirent à regretter, parfois, cette acquisition pourtant tant désirée. Différents arguments se pressaient pour justifier un tel achat. D'une part, le vent soufflant de manière systématique sur la côte ouest de l'île - sur la plage où j'ai mes habitudes depuis maintenant vingt-deux ans -, cet achat paraissait même plutôt une façon intelligente de positiver le vent glacial qui déferlait sur le rivage et nous obligeait à rentrer une fois notre baignade quotidienne accomplie. Par ailleurs, les répercussions positives sur mon corps athlétique escomptées par l'achat d'une planche à voile rendait celui-ci tout sauf superflu.
Acte I - L'achat
Après une première reconnaissance effectuée par mon frère cadet à la seule boutique de sports nautiques de l'île, il s'avérait que l'achat d'une planche d'occasion était envisageable d'un point de vue strictement financier, sachant que mon séjour américain avait vidé les économies de toute une vie. Ainsi, me déplaçant en personne jusqu'à la caverne enchantée censée répondre à toutes mes attentes, j'engage la conversation avec l'un des vendeurs afin de déterminer si la planche exposée sur la devanture s'adresse à un public aussi large que moi (ne voyez dans l'utilisation de cet adjectif aucune considération physique visant à glorifier ma musculature hors-du-commun). Evidemment, j'insiste lourdement sur mon niveau flirtant avec l'amateurisme débutant, n'omettant aucun détail susceptible de refroidir n'importe quel commerçant voulant se débarrasser d'une piètre planche à voile. Nous repartons donc avec une magnifique planche Bic et une voile de 5,70m glanées pour quelques centaines d'euros. Quelques heures plus tard, nous sommes confrontés à un problème de taille. Ni mon frère, ni moi-même n'arrivons à tenir debout sur la planche et à remonter la voile de manière pouvoir avancer perpendiculairement à la direction du vent. Le bougre de vendeur a dû me prendre pour un client modeste, n'imaginant pas un seul instant que l'emphase était ma manière d'exister et que par conséquent, l'humilité était une caractéristique bannie de mon mode de vie. Mettant ce manque de réussite chronique à la force du vent inadaptée à notre grand retour sur les eaux atlantiques après quatre ans d'infidélité, nous tentons à nouveau notre chance le lendemain matin (pour ceux qui ne seraient pas de fins connaisseurs des conditions météorologiques de l'île de Noirmoutier, il est bon de savoir que le vent a tendance à se lever en début d'après-midi et même si j'aurais bien aimé calquer mon biorythme sur celui du vent, il me fallut dès lors me lever de bon matin...). Nouvel échec, nouvelle désillusion. Au mieux de ma forme, j'arrive à faire une centaine de mètres, luttant désespérément pour que ma planche ne s'enfonce pas vers l'avant ou au contraire cherchant à tout prix à ne pas sombrer par l'arrière. Et le plus décevant dans cette épisode profondément traumatisant, c'est que je fus physiquement et psychologiquement incapable de revenir sur mes pas et de rejoindre la terre ferme, le vent d'Est ne me facilitant pas forcément la tâche. Me voilà donc nageant, tirant derrière moi un flotteur, un mât, une voile et un wishbone. Mon frère n'ayant pas davantage de réussite à la discipline ancestrale du lever de voile, nous décidâmes d'un commun accord de rapporter notre planche pour négocier un échange contre du matériel davantage approprié à notre pratique décontractée.
Acte II – L'aller-retour inutileNotre seconde visite n'aboutit à rien de concret et ce deuxième acte sert seulement à conserver une construction en cinq actes si chère à nos auteurs classiques. Ainsi, lors de cette visite, un autre vendeur – aux conseils pertinents et à l'esprit arrangeant - nous conseilla de revenir le lendemain, espérant avoir reçu d'ici là un flotteur Tiga plus approprié à une pratique sans prise de tête de la planche à voile. Pour ceux qui s'intéressent à des considérations d'ordre technique, c'est ici que je suis censé préciser que ce flotteur possède une dérive, petite invention humaine fort sympathique pour gagner en stabilité. En effet, nos difficultés peuvent en grande partie être expliquées par l'absence de dérive sur la planche Bic, les planches de l'école de voile se différenciant par la présence de la-dite dérive. Pour davantage de renseignements, je vous conseille d'aller vous instruire sur wikipédia.
(pour ce qui est des dérives liées à la consommation de cannabis, elles feront peut-être l'objet d'un autre billet)
Acte III – Le nouveau flotteur
Le lendemain, de bon matin (comprendre vers trois heures de l'après-midi), nous nous précipitons chercher notre nouveau flotteur. L'échange nous coûte quelques dizaines d'euros mais nous sommes désormais confiants dans notre réussite future. Mon frère suggère également un changement de voile. Les vendeurs nous en dissuadent et nous implorent d'essayer notre voilure originelle dans de nouvelles conditions. Un échec. Cuisant. Douloureux. Outre le fait que mon frère n'arrive toujours pas à soulever la voile, celui-ci la laisse malencontreusement se déchirer dans les vagues venues s'écraser le lit formé par le sable fin (une autre version de l'histoire met en cause La Route de Cormac Mac Carthy, lecture si passionnante qu'elle m'empêcha d'aller seconder mon frère à son approche de la grève). En cet après-midi funeste, je n'ai donc pas l'occasion d'essayer le nouveau flotteur alors que je l'ai pourtant douloureusement porté de la maison familiale à la plage, l'achat d'un chariot ayant été repoussé pour cause de prix prohibitif. Le soir, l'ambiance entre mon frère et moi est aussi tendue qu'un string (je ne peux être tenu responsable d'une comparaison aussi vulgaire) et la peur de ne jamais réussir à profiter de notre planche se lit sur nos visages défaits.
Acte IV – La nouvelle voile
Le lendemain, nous reprenons, la tête basse et l'esprit paralysé par des pensées honteuses, le chemin du magasin, espérant que la voile de 5 mètres sur laquelle lorgnait mon frère la veille soit encore là. Fort heureusement, celle-ci est encore là. Elle est belle, colorée, renforcée, en meilleur état que la précédente. La carte bancaire (de ma mère) chauffe à nouveau et nous revenons plein d'entrain à la maison présenter notre nouvelle possession en espérant avoir désormais trouvé la configuration idéale. Il faut avant tout vaincre la peur d'un nouvel échec. Le matin, tout se passe à merveille. Je retrouve des sensations enfouies dans mon passé. Placer mes pieds autour du mat, relever la voile, saisir le wishbone de la main droite, puis des deux mains, profiter de la vitesse - somme toute assez réduite en cette calme matinée d'été -, placer la voile sur l'arrière de la planche, tourner autour du mât, reprendre le wishbone à deux mains. Gonflé d'une confiance retrouvée, je décide de réitérer mon exploit l'après-midi. Le vent souffle, souffle très fort même. Après quelques hésitations, je parviens à démarrer et à longer la plage à une distance raisonnable. Pourtant, le demi-tour pose problème. Je me révèle incapable de remonter la voile. Et une fois de plus, je me vois contraint de ramener ma planche à la nage, sur plusieurs centaines de mètres.
Acte V – Le nouveau pied de mât
Le lendemain matin, je parviens à franchir la barrière formée par les vagues sans trop de problèmes. Le vent me pousse, me porte vers le large. Je réalise une demi-douzaine d'allers-retours entre le grand large et la plage malgré l'omniprésence de méduses. Autour de moi, cela grouille de ces bêtes infâmes, avides de contacts humains. Je suis terrorisé par les méduses, une phobie latente, une peur pathologique qui me fait déjà imaginer le pire. Cela me motive à ne pas tomber. Surtout ne pas lâcher la voile, surtout ne pas faillir, surtout ne pas faiblir. Pourtant, alors que je tente un énième demi-tour, je m'écroule. Le vent a tourné, bouleversant tous mes repères, perturbant ma position sur la planche. Alors que je remonte précipitamment sur la planche, angoissé à l'idée de me faire piquer par une méduse (cf Le Monde de Némo ou L'année des Méduses), mon annulaire se coince dans la rainure permettant de régler la position du mât. Une douleur terrible se fait ressentir. Ma peau est sectionnée. Le sang coule à flot. Je parviens à remonter ma voile pour reprendre la direction de la plage. Après quelques mètres, j'entrevois un mince filet de sang longer les pores de ma peau et venir s'écraser en une multitudes de petites tâches sanguinolentes. Celles-ci perlent sur la voile, projetées par le vent violent qui souffle dans mon dos. Je sens ma tête qui tourne. Je ferme les yeux et me fixe sur mon objectif : ma serviette rouge étalée sur le sable chaud. Alors que, éperdu par ce funeste accident, je cède la planche à mon frère, un nouveau drame éclate : le pied de mât cède. Sans aucune raison flagrante. L'après-midi, nous sommes donc contraint de faire un nouveau saut à la boutique dont les vendeurs ont désormais du mal à nous sourire. Ils reconnaissent nous avoir vendu un pied de mât pourri, rouillé, fatigué mais nous font néanmoins payer la réparation. Les joies de l'occasion parait-il.
Epilogue
Fort heureusement, avec ce nouveau pied de mât, cette nouvelle voile et ce nouveau flotteur – seul le mât et le wishbone n'ont pas été remplacés dans cette aventure – nous pouvons désormais nous targuer de réussir à faire de la planche à voile sur l'île de Noirmoutier comme en témoignent les superbes photos illustrant cet article.
(pour ce qui est des dérives liées à la consommation de cannabis, elles feront peut-être l'objet d'un autre billet)
Acte III – Le nouveau flotteur
Le lendemain, de bon matin (comprendre vers trois heures de l'après-midi), nous nous précipitons chercher notre nouveau flotteur. L'échange nous coûte quelques dizaines d'euros mais nous sommes désormais confiants dans notre réussite future. Mon frère suggère également un changement de voile. Les vendeurs nous en dissuadent et nous implorent d'essayer notre voilure originelle dans de nouvelles conditions. Un échec. Cuisant. Douloureux. Outre le fait que mon frère n'arrive toujours pas à soulever la voile, celui-ci la laisse malencontreusement se déchirer dans les vagues venues s'écraser le lit formé par le sable fin (une autre version de l'histoire met en cause La Route de Cormac Mac Carthy, lecture si passionnante qu'elle m'empêcha d'aller seconder mon frère à son approche de la grève). En cet après-midi funeste, je n'ai donc pas l'occasion d'essayer le nouveau flotteur alors que je l'ai pourtant douloureusement porté de la maison familiale à la plage, l'achat d'un chariot ayant été repoussé pour cause de prix prohibitif. Le soir, l'ambiance entre mon frère et moi est aussi tendue qu'un string (je ne peux être tenu responsable d'une comparaison aussi vulgaire) et la peur de ne jamais réussir à profiter de notre planche se lit sur nos visages défaits.
Acte IV – La nouvelle voile
Le lendemain, nous reprenons, la tête basse et l'esprit paralysé par des pensées honteuses, le chemin du magasin, espérant que la voile de 5 mètres sur laquelle lorgnait mon frère la veille soit encore là. Fort heureusement, celle-ci est encore là. Elle est belle, colorée, renforcée, en meilleur état que la précédente. La carte bancaire (de ma mère) chauffe à nouveau et nous revenons plein d'entrain à la maison présenter notre nouvelle possession en espérant avoir désormais trouvé la configuration idéale. Il faut avant tout vaincre la peur d'un nouvel échec. Le matin, tout se passe à merveille. Je retrouve des sensations enfouies dans mon passé. Placer mes pieds autour du mat, relever la voile, saisir le wishbone de la main droite, puis des deux mains, profiter de la vitesse - somme toute assez réduite en cette calme matinée d'été -, placer la voile sur l'arrière de la planche, tourner autour du mât, reprendre le wishbone à deux mains. Gonflé d'une confiance retrouvée, je décide de réitérer mon exploit l'après-midi. Le vent souffle, souffle très fort même. Après quelques hésitations, je parviens à démarrer et à longer la plage à une distance raisonnable. Pourtant, le demi-tour pose problème. Je me révèle incapable de remonter la voile. Et une fois de plus, je me vois contraint de ramener ma planche à la nage, sur plusieurs centaines de mètres.
Acte V – Le nouveau pied de mât
Le lendemain matin, je parviens à franchir la barrière formée par les vagues sans trop de problèmes. Le vent me pousse, me porte vers le large. Je réalise une demi-douzaine d'allers-retours entre le grand large et la plage malgré l'omniprésence de méduses. Autour de moi, cela grouille de ces bêtes infâmes, avides de contacts humains. Je suis terrorisé par les méduses, une phobie latente, une peur pathologique qui me fait déjà imaginer le pire. Cela me motive à ne pas tomber. Surtout ne pas lâcher la voile, surtout ne pas faillir, surtout ne pas faiblir. Pourtant, alors que je tente un énième demi-tour, je m'écroule. Le vent a tourné, bouleversant tous mes repères, perturbant ma position sur la planche. Alors que je remonte précipitamment sur la planche, angoissé à l'idée de me faire piquer par une méduse (cf Le Monde de Némo ou L'année des Méduses), mon annulaire se coince dans la rainure permettant de régler la position du mât. Une douleur terrible se fait ressentir. Ma peau est sectionnée. Le sang coule à flot. Je parviens à remonter ma voile pour reprendre la direction de la plage. Après quelques mètres, j'entrevois un mince filet de sang longer les pores de ma peau et venir s'écraser en une multitudes de petites tâches sanguinolentes. Celles-ci perlent sur la voile, projetées par le vent violent qui souffle dans mon dos. Je sens ma tête qui tourne. Je ferme les yeux et me fixe sur mon objectif : ma serviette rouge étalée sur le sable chaud. Alors que, éperdu par ce funeste accident, je cède la planche à mon frère, un nouveau drame éclate : le pied de mât cède. Sans aucune raison flagrante. L'après-midi, nous sommes donc contraint de faire un nouveau saut à la boutique dont les vendeurs ont désormais du mal à nous sourire. Ils reconnaissent nous avoir vendu un pied de mât pourri, rouillé, fatigué mais nous font néanmoins payer la réparation. Les joies de l'occasion parait-il.
Epilogue
Fort heureusement, avec ce nouveau pied de mât, cette nouvelle voile et ce nouveau flotteur – seul le mât et le wishbone n'ont pas été remplacés dans cette aventure – nous pouvons désormais nous targuer de réussir à faire de la planche à voile sur l'île de Noirmoutier comme en témoignent les superbes photos illustrant cet article.
20 juillet 2008
17 juillet 2008
De passage...
Quatre jours, quinze films et une douzaine de feux d'artifice après être revenu des Etats-Unis, je repars pour trois semaines à Noirmoutier.
Aucune activité virtuelle pendant cette période.
Bonnes vacances !
Aucune activité virtuelle pendant cette période.
Bonnes vacances !
12 juillet 2008
Our US trip
visiter le Metropolitan Museum of Art et la Frick Collection
admirer les paysages vallonnés et verdoyants le long de la route
évaluer la grandeur des grands lacs
s'approcher au plus près des Chutes du Niagara avec le Maid of Mist et le Cave of the Winds
porter des k-ways ridicules
ramener des tongs ringardes labellisées Cave of the Winds
se promener de Greenwich Village à Central Park avec la tête levée vers le ciel
déambuler nonchalamment dans Central Park
goûter au Dr Pepper
grimper en haut de l'Empire State Building
manger des hot dogs à un ou deux dollar(s) à chaque coin de rue new-yorkais
susurrer des mots doux aux écureuils et aux tortues de Turtles Pond
découvrir les lieux des bégaiements de l'indépendance américaine à Boston et Philadelphie
acheter un kilo de fudge à Niagara Falls
faire de ma deuxième semaine un road movie exaltant
assister au festival de jazz de Montreal
découvrir les trésors des musées de Boston, Washington et surtout Philadelphie
entrevoir une page de l'histoire des Etats-Unis
manger un buffet de desserts à volonté en haut de l'Hotel Marriott de Time Square
constater l'amabilité, la politesse et le sens de l'accueil des américains
entendre le ronronnement apaisant du V8 de la voiture
apprécier la force de l'€uro face au dollar
pouvoir utiliser des dollars US au Canada
voir Passing Strange au Belasco Theatre
admirer un magnifique feu d'artifice sur les Chutes du Niagara
vivre l'Independance Day à Washington
passer une soirée dans un Jazz Club
ne pas avoir eu à supporter la médiatisation de la libération de Bettancourt
passer par les campus d'Harvard et Colombia
regarder des films que j'ai raté au cinéma dans l'avion
avoir l'impression permanente de vivre dans un film américain
écouter le jazz et la country sur les radios des routes de campagne
pouvoir se connecter en wifi un peu partout
ne pas voir la propagande gouvernementale française à la télévision
me baigner dans les grands lacs malgré l'eau froide
marcher dans le campus de Harvard et se dire que la Sorbonne est vachement mieux
apprendre que j'ai ma licence d'Histoire au réveil alors que les résultats sont affichés en fin d'après-midi
manger chez Katz's et chez Big Nick's
vivre six heures de plus à l'aller grâce au décalage horaire
pouvoir prendre le métro 24h/24 à New-York
Points négatifs :
dormir à 5 dans une chambre de motel
me rendre compte de piète niveau en anglais
ne pas avoir progressé en anglais
devoir être à l'aéroport à six heures du matin pour le départ
parcourir des milliers de kilomètres en voiture
faire les conversions litres/gallons, voire miles/gallons en litres par kilomètres/heure
supporter l'ambiance tendue des premiers jours
endurer la pluie battante à Montréal
assumer le détour inutile par le Canada
attendre, attendre, attendre pour monter en haut de l'Empire State Building
avoir une carte plafonnée à 300 euros par semaine
être déçu par le MoMA et le Houston Museum
faire une intoxication alimentaire au KFC le dernier soir
subir le dessèchement de ma cornée à cause de la climatisation
manger au fast food midi et soir
payer 30 dollars pour des M&M's à la boutique de Time Square
avoir un guide vert vieux de 10 ans
ne pas avoir eu un temps génialissime
s'indigner devant la destruction du paysage du côté canadien des chutes du Niagara
ne pas pouvoir marcher pieds nus dans les supermarchés
boire du soda à volonté (free refills)
s'étonner du prix de l'essence à la pompe
avoir une connexion internet pourrie les derniers jours
n'avoir pu visiter que quatre musées gratuits à Washington
attendre les autres membres du groupe de manière récurrente
goûter à la boisson Barq's, absolument dégueulasse
ne pas être sorti de Manhattan
changer une roue entre Philadelphie et Washington
entendre le rock à la con diffusé en boucle à la radio
éprouver des ronflements incessants toute la nuit durant
respecter les limitations de vitesse (65 miles par heure sur l'autoroute)
s'étonner des prix prohibitifs des musées américains et de l'absence de réductions pour les étudiants
ne pas avoir de téléphone pendant 3 semaines
ne pas avoir pu aller jusque Chicago
--- Liste non exhaustive ---
11 juillet 2008
10 juillet 2008
09 juillet 2008
08 juillet 2008
07 juillet 2008
Fuck Wall Street
Promenade dans le downtown de New York :
Tribeca
South Manhattan
Ground Zero
St Paul's Church
Trinity Church
Battery Park
Wall Street
Visite du National Museum of the American Indian et du MoMA.
Tribeca
South Manhattan
Ground Zero
St Paul's Church
Trinity Church
Battery Park
Wall Street
Visite du National Museum of the American Indian et du MoMA.
06 juillet 2008
Cosmopolitism
Messe gospel à Harlem.
Promenade dans Chinatown et Little Italy.
Découverte du Brooklyn Bridge et du Manhattan Bridge
Soirée dans Nolita et East Village.
Promenade dans Chinatown et Little Italy.
Découverte du Brooklyn Bridge et du Manhattan Bridge
Soirée dans Nolita et East Village.
05 juillet 2008
US Festival
Visiblement, cela semble troubler bon nombre de mes lecteurs que quelqu'un se revendiquant de gauche parte trois semaines aux Etats-Unis, comme si voyager outre-Atlantique faisait de moi un suppôt de Bush. Je n'y vois rien d'inconvenant, de choquant ou de scandaleux. Les Etats-Unis est un pays qui m'a toujours fasciné car c'est un pays qui offre de multiples visages, du plus abject – celui de George Bush – au plus admirable – celui de George Clooney (?). Sans oublier le travail admirable que peut faire un guignol comme Michael Moore pour faire bouger les choses outre-Atlantique. Il ne faut pas oublier que les Etats-Unis est une terre peuplée de paradoxes et que ce sont ces paradoxes qui fascinent et parviennent à faire oublier pendant quelque temps la misère dans laquelle végète une partie de la population américaine, en l'occurrence les minorités dites visibles. Il suffit de s'éloigner des centres villes pour se rendre compte de la pauvreté de certains quartiers, pourtant pas forcément pire que celle qui émane de la Goutte d'or par exemple. Le mode de vie profondément matérialiste des américains peut être expliqué par leur culture protestante et nous ne pouvons pas le juger avec nos yeux d'européens pourris par notre éducation judéo-chrétienne. Une mentalité différente ne doit pas forcément faire l'objet d'un ostracisme délétère.
On ne peut pas et on ne doit pas réduire les Etats-Unis à la seule politique internationale de Bush ou à son modèle social désastreux - dont les stigmates ne sont d'ailleurs pas si visibles que ça lorsque l'on s'y promène en tant que touriste. C'est également là-bas que l'on trouve le plus d'altermondialistes, le plus d'associations politiques, le plus d'économistes réfléchissant à un nouveau modèle de société, à de nouvelles solutions pour échapper au joug du libéralisme. Il n'y a qu'à voir les manifestations à Seattle en 1999 pour le sommet de l'OMC pour se rendre compte que les américains sont les premiers à rejeter le modèle qu'on leur impose. Plus amusant encore, c'est des Etats-Unis que nous vient, depuis la fameuse crise des subprimes, le plus grand nombre de remises en cause du libéralisme par des acteurs économiques considérés pourtant comme corrompu jusqu'à la moelle par le libéralisme.
Il ne faut pas tomber dans l'anti-américanisme primaire – comme celui de Maradona dans le documentaire réalisé par Emir Kusturica - et tenter de réfléchir à ce qui fait la force d'un pays comme les Etats-Unis. Par ailleurs, ce n'est pas parce que je prends du plaisir à visiter la sublime et cosmopolite New York ou à faire des milliers de kilomètres à travers un paysage montagneux et verdoyant que je ne continuerai pas à critiquer durement l'impérialisme américain aussi bien culturel, politique et économique que subit le monde entier et les difficultés qu'ont les pauvres à vivre là-bas. Cela n'a rien de paradoxal. On peut apprécier la beauté d'un pays et les multiples trésors (les plus beaux tableaux du monde ne sont-ils pas conservés dans les grands musées de la côte Est que j'ai eu l'occasion de visiter ces derniers jours ?) qu'il recèle sans pour autant en cautionner la politique économique.
Enfin, le raisonnement qui consiste à ne visiter que des pays dont on partage le modèle politique et économique est une ineptie. Et autant dire que cela réduirait considérablement le nombre de destinations où passer mes vacances...^^
04 juillet 2008
Independence Day
Une journée complète à Washington :
Washington National Cathedral
Georgetown
Pentagone
The Mall
Washington Monument
The Capitol
Jefferson Memorial
Lincoln Memorial
Firework sur Constitution Garden
Washington National Cathedral
Georgetown
Pentagone
The Mall
Washington Monument
The Capitol
Jefferson Memorial
Lincoln Memorial
Firework sur Constitution Garden
Visite du National Air and Space Museum, de la National Gallery of Art, du Hirshhorn Smithsonian Museum and Sculpture Garden et des salles consacrées à James McNeill Whistler de la Freer Gallery of Arts.
03 juillet 2008
02 juillet 2008
01 juillet 2008
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