Je vous engage à lire cet article très drôle analysant la "marque" Che Guevara ou comment le leader révolutionnaire est devenu un vulgaire produit de consommation.
26 octobre 2009
23 octobre 2009
Blogogénique
Autour de moi, dans le brouhaha incessant qui m'entoure, j'entends des voix me dire que je suis photogénique. Photogénique : qui a une apparence agréable sur les photographies. Quelle infamie ! Je n'aime pas cet abject adjectif. Serais-je donc plus beau en photo qu'en vrai ? La projection numérique sur ta rétine de mon être tout entier serait-elle inique à défaut d'être unique ? Mon reflet coloré serait-il finalement plus attrayant que mon corps naviguant dans l'univers impitoyable du monde réel, à travers la foule du quotidien ? Dit-on de moi que, figé dans l'instant, posant pour le photographe, j'ai trouvé comment me montrer à mon avantage, comment dissimuler mes défauts ?
Toutes ces questions m'angoissent. D'autant plus que je me demande si en plus d'être photogénique, je ne serais pas également blogogénique ? Blogogénique : qui a une apparence agréable sur les blogs. Quelle abomination ! Je vois déjà poindre la déception dans ton regard lors de notre rencontre. Mes articles seraient-ils plus intelligents, plus érudits, plus drôles que mes conversations IRL ? Mes proches doutent-ils du fait que j'écrive vraiment mes articles ? Pensent-ils que je ne suis qu'une répugnante imposture ?
Je veux être plus qu'un mythe informatique, qu'une icône virtuelle, qu'une idole pixellisée, qu'une représentation vaporeuse, qu'un reflet sans consistance, qu'un concept télématique. Je veux continuer d'exister à travers mes clichés et mon blog tout en réduisant la fracture entre mon être fait de chair et de sang et mon paraître fait de codes html et de pixels. Je ne veux plus être victime de ma beauté digitale et de mon intellect 2.0.
Toutes ces questions m'angoissent. D'autant plus que je me demande si en plus d'être photogénique, je ne serais pas également blogogénique ? Blogogénique : qui a une apparence agréable sur les blogs. Quelle abomination ! Je vois déjà poindre la déception dans ton regard lors de notre rencontre. Mes articles seraient-ils plus intelligents, plus érudits, plus drôles que mes conversations IRL ? Mes proches doutent-ils du fait que j'écrive vraiment mes articles ? Pensent-ils que je ne suis qu'une répugnante imposture ?
Je veux être plus qu'un mythe informatique, qu'une icône virtuelle, qu'une idole pixellisée, qu'une représentation vaporeuse, qu'un reflet sans consistance, qu'un concept télématique. Je veux continuer d'exister à travers mes clichés et mon blog tout en réduisant la fracture entre mon être fait de chair et de sang et mon paraître fait de codes html et de pixels. Je ne veux plus être victime de ma beauté digitale et de mon intellect 2.0.
22 octobre 2009
Blog d'auteur
Tu es en train de lire un blog d'auteur...
... pas un blogbuster truffé d'effets spécieux.
19 octobre 2009
B-Box
J'aimerais être un boxeur, aride et inexpressif. Un excellent boxeur noir, catégorie mi-lourd. Je me défoulerais. Une fois les gants enfilés, une fois monté sur le ring, je ne serais plus moi-même. J'oublierais tous les soucis du quotidien, toutes les interrogations qui me hantent. Je serais programmé pour gagner, décocher des coups aussi violents que bien placés. Un uppercut au menton en espérant voir voler des dents à travers la salle. Un direct dans le plexus solaire pour couper le souffle, asphyxier mon adversaire qui s'effondrerait comme électrocuté. Un crochet dans le foie, cet organe gorgé de sang qui pourrait rapidement rejeter dans l'organisme une impressionnante masse de sang qui couperait aussitôt les jambes de mon rival. Avec un bon entrainement, personne ne me résisterait. Offensivement flamboyant, défensivement éblouissant. J'esquiverais avec grâce. Je couvrirais les points sensibles de mon corps, mon visage coruscant, mon buste musclé, mon sexe démesuré. Je bloquerais les coups fermement. Je dévierais les attaques, anticipant la stratégie offensive de mon challenger. Je contre-attaquerais sans me dérober, sans oublier de reprendre aussitôt ma garde. Je riposterais habilement, adroitement, prestement, dextrement, intelligemment. On dirait de moi que je suis un boxeur cérébral, réfléchi, circonspect mais aussi un boxeur physique, presque charnel. Je danserais avec agilité. Je trépignerais d'impatience, prompt à envoyer mon opposant au sol. Piaffant, piétinant, je ne vivrais que pour mettre mon ennemi KO. Dix. Neuf. Huit. Sept. Six. Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un. Victoire. Une de plus. Mon attitude humble mais énergique et puissante séduirait les foules. Je serais adulé. Les filles crieraient mon patronyme, les adolescents auraient un poster de moi au-dessus de leur lit, les hommes parieraient sur mon nom. Je ne les décevrais jamais, enchainant les victoires, accumulant les triomphes. Chaque round serait un nouveau combat. Chaque adversaire serait un nouvel exutoire. Un pugilat moderne dont je ressortirais chaque fois victorieux, heureux champion de ma catégorie. J'éviterais les luxations, les entorses, les crampes, les traumatismes crâniens, les lèvres éclatées ou les arcades tranchées. J'aurais une santé de fer, un organisme résistant, une solidité à toute épreuve. Rien ni personne ne pourrait m'arrêter sur le chemin de la gloire. J'aimerais être un boxeur.
17 octobre 2009
Apologie du corps
Le blog d'Antoine en dix bannières : apologie historique d'une communication visuelle et émotionnelle audacieuse et créative au service du corps, du sourire et de l'âme d'un bloggeur hors du commun.



14 octobre 2009
Jeter l'encre
J'aimerais être un marin. J'aimerais voguer aux quatre coins du monde, naviguer sur toutes les mers, bourlinguer sur tous les océans. Ne pas poser le pied à terre pendant des jours, des semaines, des mois. Vivre à huis clos. Le bateau serait mon territoire. J'en connaitrais les moindres recoins. Je saurais où me cacher pour ne pas être découvert, pour avoir la paix, m'isoler du reste de l'équipage pendant quelques heures. Échapper aux blagues salaces et aux branlettes collectives pour me plonger dans un roman d'aventure avec un verre de vin blanc à la main. Développer mon imagination pour me suffire à moi-même. Pouvoir me raconter des histoires et les coucher ensuite sur le papier. Pas pour les partager, juste pour ne pas les oublier. Prendre plaisir à me relire. Me trouver brillant, presque. Parfois le navire ferait une escale de quelques heures pour décharger quelques containers, ravitailler les cuisines, faire le plein de gazole jusqu'à la prochaine étape. En posant le pied sur le sol, j'aurais du mal à marcher, je tituberais (pour une fois ça ne sera pas à cause de l'alcool) mais promptement je retrouverais mes repères. J'irais acheter quelques livres à la librairie du port. Un cahier vierge aussi. J'en profiterais également pour aller tirer mon coup. Une fille dans chaque port. Pas seulement le rêve d'un adolescent frustré. Une réalité. Ma réalité. Et puis je repartirais braver les tempêtes, échapper aux pirates, éviter les icebergs qui se détachent à cause du réchauffement climatique. Sans jamais regarder derrière moi. Sans jamais regretter ceux que j'ai laissés sur la terre ferme. J'aimerais être un marin. Pour boire nuit et jour. Cela accroitrait ma créativité. Rapidement je couvrirais des dizaines de pages de mon écriture enfantine, de petits caractères aux formes arrondies, presque illisibles. J'aimerais être un marin. Avec des tatouages. Une ancre sur la tempe. Personne n'en comprendrait le sens. Je serais le seul à en connaître l'explication. Le seul à savoir qu'il est tellement plus facile de jeter l'encre que de jeter l'ancre.
13 octobre 2009
Flickr
Un appareil photographique n'est autre chose que le troisième œil de l'homme qui l'emploie.
[Jean Cocteau]
[Jean Cocteau]
11 octobre 2009
07 octobre 2009
06 octobre 2009
Scie
J'aimerais m'acheter une scie. Une belle scie aux dents aiguisées, fines et tranchantes. Pas trop grande. Pas trop petite. Facile à entreposer. Facile à manier. J'ai l'intention de l'utiliser. Régulièrement. Pas maintenant. Bientôt. Scier. Scier. Scier, moi j'aime scier. Cela te semble curieux non ? Tu es intrigué par mon introduction n'est-ce pas ? Une scie ? À Paris ? Tu t'interroges. Tu te poses des questions. Tu aimerais laisser un commentaire pour en savoir plus sur mon obsession pour un outil qui te semble inutile à première vue. Tu n'oses pas. Tu as tort. Tu devrais toujours laisser des commentaires sur mon blog. Tu ne le sais pas mais je te surveille. Je note tes passages. Je connais ton adresse IP. Je te piste. Je sais combien de temps tu passes par article. Ceux que tu lis attentivement et ceux que tu survoles. D'ailleurs, ces derniers temps, tu les survoles de plus en plus souvent n'est-ce pas ? Mes textes passent par un œil et ressortent par l'autre, occupé à lire la logorrhée écrite de quelqu'un de plus intelligent ou de plus beau que moi. Tu préfères dévorer la merde d'un autre connard plutôt que t'abreuver de ma prose si percutante, essentielle pour me comprendre et comprendre le monde qui t'entoure.
Tu ne sais pas encore ce qui t'attend. Sinon tu serais plus attentif. Tu passerais quelques minutes de plus sur mon blog pour laisser un commentaire, une trace de ton passage, une vraie preuve d'affection, comme le veut la tradition. Effectivement, dans un mois, dans six mois, dans un an, je t'inviterai. T'inviter à manger une de mes recettes, une de mes dernières créations culinaires, à boire un verre. Juste un verre tu diras. Finalement, on terminera la bouteille et on en ouvrira une seconde. Je prendrai soin de toi. Je te mettrai en confiance. Et puis, lorsque tu auras complètement relâché la pression, je passerai à l'action. Je t'attacherai. Tu protesteras. Tu chercheras à comprendre. Les pulsations de ton cœur s'accéléreront. Je sortirai la scie du placard dans lequel je l'avais rangée. A cet instant, tu repenseras probablement à cet article. Tu ne voudras pas y croire. Tu penseras que je suis en train de blaguer, que je cherche à t'effrayer. Je garderai le sourire. Peut-être même que je rirai en voyant ton visage pâlir, ta tête se décomposer. Je me saisirai de la scie, d'une main ferme. D'abord un doigt, puis un deuxième. Tu me jureras que désormais tu laisseras de nouveaux commentaires à chaque article. Trop tard. Il sera trop tard pour faire machine arrière. J'achèverai mon œuvre. Un à un, je scierai tes doigts, n'ayant cure de tes cris, de tes pleurs, de tes supplications. Je jubilerai à l'idée que ta vie est foutue. Même te branler te sera impossible.
Des commentaires, je veux juste des commentaires.
Maintenant.
Après, il sera trop tard.
Tu ne sais pas encore ce qui t'attend. Sinon tu serais plus attentif. Tu passerais quelques minutes de plus sur mon blog pour laisser un commentaire, une trace de ton passage, une vraie preuve d'affection, comme le veut la tradition. Effectivement, dans un mois, dans six mois, dans un an, je t'inviterai. T'inviter à manger une de mes recettes, une de mes dernières créations culinaires, à boire un verre. Juste un verre tu diras. Finalement, on terminera la bouteille et on en ouvrira une seconde. Je prendrai soin de toi. Je te mettrai en confiance. Et puis, lorsque tu auras complètement relâché la pression, je passerai à l'action. Je t'attacherai. Tu protesteras. Tu chercheras à comprendre. Les pulsations de ton cœur s'accéléreront. Je sortirai la scie du placard dans lequel je l'avais rangée. A cet instant, tu repenseras probablement à cet article. Tu ne voudras pas y croire. Tu penseras que je suis en train de blaguer, que je cherche à t'effrayer. Je garderai le sourire. Peut-être même que je rirai en voyant ton visage pâlir, ta tête se décomposer. Je me saisirai de la scie, d'une main ferme. D'abord un doigt, puis un deuxième. Tu me jureras que désormais tu laisseras de nouveaux commentaires à chaque article. Trop tard. Il sera trop tard pour faire machine arrière. J'achèverai mon œuvre. Un à un, je scierai tes doigts, n'ayant cure de tes cris, de tes pleurs, de tes supplications. Je jubilerai à l'idée que ta vie est foutue. Même te branler te sera impossible.
Des commentaires, je veux juste des commentaires.
Maintenant.
Après, il sera trop tard.
05 octobre 2009
02 octobre 2009
Je n'aime pas prendre mon bain
Profitant de mon confort petit-bourgeois à Neuilly-sur-Seine, j'ai enfin utilisé la baignoire mise à ma disposition dans la salle de bain. Ainsi, hier soir, j'ai pénétré complètement nu dans la baignoire après être rentré fourbu d'un inventaire. Je ne sais même pas quand j'ai pris un bain pour la dernière fois. Il y a 5 ans ? Il y a 10 ans ? Une chose est sûre, je ne me souvenais pas qu'une baignoire était aussi inconfortable. Ayant déjà mal au dos après avoir scanné des boites de médicaments pendant trois heures, on ne peut pas dire que cela se soit amélioré au contact de la dure paroi rosâtre de la cuve. L'eau chaude continuait de couler quand je me suis allongé dans l'eau. Mais malheureusement, compte tenu de ma grande taille, je ne pouvais m'immerger complètement. Il me fallait choisir : avoir froid aux jambes ou avoir froid au torse ? Difficile dans ces conditions d'apprécier le bain, de me prélasser, de laisser mon esprit vagabonder au son des Pink Floyd dont la musique envoutante parvenait jusqu'à mes oreilles, seuls organes qui n'étaient pas encore anesthésiés par la chaleur de l'eau. Je regrettais de ne pas avoir de mousse, de ne pas pouvoir me faire une barbe comme quand j'étais gamin. J'admirais le spectacle de mon corps, le mouvement étrange de mes poils dans l'eau, comparables à des algues ballotées par le flux et le reflux de la mer, les bulles qui se formait à la surface de ma peau, mon sexe qui se rabougrissait au fur et à mesure que le niveau de l'eau montait. Je le tripotais, je me tripotais et puis rapidement l'ennui m'a saisi, le désœuvrement m'a touché de plein fouet. Honnêtement, existe-t-il quelque chose de plus pesant et rébarbatif que de prendre un bain ? Je me sentais frustré d'être tout ramolli, sans rien à faire dans mon bain, réduit à l'état de larve déliquescente. Il ne me restait plus qu'à regarder le bout de mes doigts commencer à se creuser, doucement mais sûrement. J'avais enfin la certitude que prendre un bain n'était qu'une perte de temps associée à une catastrophe écologique. Une chose est sûre, je peux déménager en paix, la baignoire ne me manquera pas.
01 octobre 2009
La condition postmoderne
L'homo sapiens postmoderne fait face à un dilemme de taille : être blasé ou s'étonner constamment.
[Jean Dion]
Inscription à :
Articles (Atom)













