Je refuse d'avoir le choix entre mourir sans avoir vécu et vivre comme si j'étais déjà mort.
29 janvier 2009
27 janvier 2009
23 janvier 2009
20 janvier 2009
Vous
Pour que vous vous intéressiez à moi il faut que je vous parle de vous.
[Marguerite Duras]
[Marguerite Duras]
14 janvier 2009
Minetti
J'aime Thomas Bernhard. J'aime ces romans comme Maîtres anciens. J'aime aussi ces textes transformés en pièces de théâtre comme Claus Peyman compra un paio di pantaloni e viene a mangiare con me vu à l'Athénée il y a quelques mois. J'avais donc hâte de découvrir ses pièces de théâtre, ce Minetti monté au Théâtre de la Colline, espérant retrouver la même verve, la même ironie, le même mordant. Pourtant, à la sortie de Minetti, une petite déception pointe le bout de son nez. Loin de retrouver l'acerbité d'un Bernhard, c'est plutôt à du désenchantement façon Beckett à laquelle on a affaire, dans le même esprit que Fin de Partie par exemple vu au Théâtre de l'Atelier au début de l'année ou encore En attendant Godot tant l'attente de ce brave Minetti prête à sourire. La mise en scène nonchalante d'André Engel et le décor suranné de Nicky Rieti confirment ce goût pour la désillusion. Au milieu de différents comédiens inconnus au rôle figuratif, Michel Piccoli incarne Bernhard Minetti qui incarne Lear qui a été incarné par Michel Piccoli. Amusante anecdote.
Car au-delà de l'anecdote, on sent l'émotion poindre lorsque Piccoli/Minetti entre sur scène, légèrement vouté, hésitant, fatigué, seul. Sur scène, il ressasse sa vie, ses rancœurs, ses remords avec mélancolie, avec nostalgie, avec une douceur triste que seul Piccoli peut transmettre. Une faiblesse doublée d'une force intérieure, une sensibilité à fleur de peau pour offrir ce « portrait de l'artiste en vieil homme », sans que l'on sache vraiment qui est l'artiste dont il est question tant le corps de Piccoli semble donner vie aux paroles de Minetti. Le rythme est lent, la colère renfrognée, Piccoli déroule son texte difficilement, douloureusement et renforce l'empathie, la tendresse que l'on peut éprouver pour ce vieillard, autrefois illustre et souffrant désormais d'avoir sombré dans l'oubli depuis bien longtemps. Minetti/Piccoli s'éteint sur scène, petit à petit, laissant dans la bouche un goût amer malgré l'intensité, belle et triste à la fois, de cette fin symbolique.
Car au-delà de l'anecdote, on sent l'émotion poindre lorsque Piccoli/Minetti entre sur scène, légèrement vouté, hésitant, fatigué, seul. Sur scène, il ressasse sa vie, ses rancœurs, ses remords avec mélancolie, avec nostalgie, avec une douceur triste que seul Piccoli peut transmettre. Une faiblesse doublée d'une force intérieure, une sensibilité à fleur de peau pour offrir ce « portrait de l'artiste en vieil homme », sans que l'on sache vraiment qui est l'artiste dont il est question tant le corps de Piccoli semble donner vie aux paroles de Minetti. Le rythme est lent, la colère renfrognée, Piccoli déroule son texte difficilement, douloureusement et renforce l'empathie, la tendresse que l'on peut éprouver pour ce vieillard, autrefois illustre et souffrant désormais d'avoir sombré dans l'oubli depuis bien longtemps. Minetti/Piccoli s'éteint sur scène, petit à petit, laissant dans la bouche un goût amer malgré l'intensité, belle et triste à la fois, de cette fin symbolique.13 janvier 2009
Cité de la musique
Deux mardi, deux concerts à la Cité de la musique, deux invitations par Jean-Michel, deux petits plaisirs musicaux, deux découvertes inoubliables (ou presque), deux émulsions musicales et gustatives à réitérer :
Nicolas de StaëlLe chant du cygne de Schubert, recueil des derniers lieders de Schubert interprété par Nathalie Stutzmann (contralto) et Inger Sodergren (piano)
et
Orfeus de Telemann, opéra baroque dirigé par David Stern avec Dietrich Henschel (baryton, Orpheus), Daphné Touchais (soprano, Eurydice), Rainer Trost (ténor, Eurimedes), Ann Hallenberg (mezzo, Orasia), Marc Labonnette (baryton, Pluto), Camille Poul (soprano, Ismène).
Deux articles d'autant plus intéressants que pour une fois, j'externalise mon département "critique musicale" ; c'est le brillant Jean-Michel qui s'y colle.
11 janvier 2009
Correspondance(s)
Désormais, je ferai attention aux fautes d'orthographe dans mes courriels...
... car je ne doute pas qu'un jour,
ils seront publiés sous le titre "Correspondance(s) d'un génie".
ils seront publiés sous le titre "Correspondance(s) d'un génie".
10 janvier 2009
Don de soi
Le don du sang donne du sens à ma vie.
Avise toi de donner vite sans fredonner de préavis.
Avise toi de donner vite sans fredonner de préavis.
07 janvier 2009
01 janvier 2009
Buon anno nuovo
Divertissement, échange, épanouissement, réunion, évasion...
Inscription à :
Articles (Atom)





+Raoul+DUFY,+Le+grand+orchestre,+1942.jpg)



