Souviens toi, en novembre 2007, j'emménageais dans le neuvième. Une occasion en or dans un arrondissement que je connaissais à peine. Un appartement de rêve à mi-chemin entre les Tati historiques de Barbès et les Grands Magasins, entre le Sacré-Coeur et l'Opéra Garnier. Cinquante mètres carré un peu vétustes, mal répartis mais terriblement attachants. Trois lignes de métro à proximité, cinq stations, un positionnement idéal au coeur d'un Paris historique, économique et culturel. Je pars. Notre-Dame de Lorette je te quitte. Cadet je m'en vais. Anvers je t'abandonne. C'est donc avec regret que je renonce à la boulangerie de la rue Rodier, au libraire de la rue de Maubeuge, au Carrefour Market de la rue Rochechouart, aux petits commerces de la rue des Martyrs, au bus 85 et à tout ce qui faisait mon quotidien entre le Square d'Anvers et le Carrefour de Chateaudun. Les salles de concert, les salles de théâtre, les cinémas, les salles des ventes, les inventaires en pharmacie, je me suis habitué à une proximité immédiate que j'aurais du mal à retrouver. D'autant plus que je me vois temporairement contraint de quitter Paris pour vivre en banlieue, loin de tout, loin de tous. Neuilly sur Seine, banlieue sarkozyste peuplée de blaireaux, me voici !
30 juin 2009
18 juin 2009
Photographe
Je me demande parfois si je ne suis pas mon Nikon D40 en voyage.
Je vous annonce donc que mon appareil photo part pour Florence, Sienne et Pise dans quelques heures.
Retour mardi soir.
Je vous annonce donc que mon appareil photo part pour Florence, Sienne et Pise dans quelques heures.
Retour mardi soir.
16 juin 2009
Let's play
Il faut se rendre à l'évidence, alors que tous les ingrédients sont réunis pour qu'une véritable révolte éclate enfin, celle-ci se laisse désirer, celle-ci se fait attendre. Je ne t'en veux pas, je ne vaux pas mieux que toi. Mais si, par peur ou pour tout autres raisons, nous n'osons pas triompher du capitalisme à l'heure où les thèses libérales battent de l'aile et où les économies dominantes s'effondrent, il nous faut d'autres projets pour envisager un avenir un peu moins terne.
Je propose donc une solution ludique directement inspirée des nombreux jeux formatant les enfants dès leur plus jeune âge à devenir des « requins » et dont le plus connu est évidemment le Monopoly. Reconnais que toi aussi tu prenais plaisir à jouer au Monopoly. Tu jubilais quand tu possédais un terrain Rue de la Paix ou une maison Avenue Foch ! Tu exultais quand ton adversaire, ruiné, finissait par abdiquer après être tombé trois fois sur ton hôtel Avenue de Breteuil ! Car il est clair que, dans le Monopoly, comme dans notre société, l'argent appelle l'argent. Et c'est bien ça le drame de notre économie : les riches sont de plus en plus riches tandis ce que les pauvres s'appauvrissent.
Je ne te fais pas un dessin, tu le sais aussi bien que moi, le monde va mal. Mais as-tu une véritable alternative à proposer ? Pas un truc bateau du genre écolo fraichement converti par le film à 4,99 euros de Yann-Arthus Bertrand ? Moi je te propose qu'au lieu de changer le système de fond en comble, on commence une nouvelle partie. Les règles sont simples. Tous les 8 ans, toutes les entreprises et tous les habitants de la Terre rassemblent l'argent. Celui-ci est alors divisé en 6 milliards de parts égales. Chaque habitant renonce également à toutes ses possessions matérielles, de l'appartement au lecteur DVD en passant par le cabriolet rouge. Absolument tout.
Ainsi, sans remettre en cause le capitalisme, tu y mets une limite. Au lieu d'être transmis de génération en génération, de père en fils, le capital est automatiquement remis à zéro à intervalle régulier. Ainsi, pour éviter d'avoir à remettre d'énormes sommes d'argent en commun lorsque l'échéance approche, il convient de dépenser sans compter et finalement n'est-ce pas ça profiter de la vie.
Alors, tu joues ?
Je propose donc une solution ludique directement inspirée des nombreux jeux formatant les enfants dès leur plus jeune âge à devenir des « requins » et dont le plus connu est évidemment le Monopoly. Reconnais que toi aussi tu prenais plaisir à jouer au Monopoly. Tu jubilais quand tu possédais un terrain Rue de la Paix ou une maison Avenue Foch ! Tu exultais quand ton adversaire, ruiné, finissait par abdiquer après être tombé trois fois sur ton hôtel Avenue de Breteuil ! Car il est clair que, dans le Monopoly, comme dans notre société, l'argent appelle l'argent. Et c'est bien ça le drame de notre économie : les riches sont de plus en plus riches tandis ce que les pauvres s'appauvrissent.
Je ne te fais pas un dessin, tu le sais aussi bien que moi, le monde va mal. Mais as-tu une véritable alternative à proposer ? Pas un truc bateau du genre écolo fraichement converti par le film à 4,99 euros de Yann-Arthus Bertrand ? Moi je te propose qu'au lieu de changer le système de fond en comble, on commence une nouvelle partie. Les règles sont simples. Tous les 8 ans, toutes les entreprises et tous les habitants de la Terre rassemblent l'argent. Celui-ci est alors divisé en 6 milliards de parts égales. Chaque habitant renonce également à toutes ses possessions matérielles, de l'appartement au lecteur DVD en passant par le cabriolet rouge. Absolument tout.
Ainsi, sans remettre en cause le capitalisme, tu y mets une limite. Au lieu d'être transmis de génération en génération, de père en fils, le capital est automatiquement remis à zéro à intervalle régulier. Ainsi, pour éviter d'avoir à remettre d'énormes sommes d'argent en commun lorsque l'échéance approche, il convient de dépenser sans compter et finalement n'est-ce pas ça profiter de la vie.
Alors, tu joues ?
12 juin 2009
Décroissance

Alexander Calder
Aujourd'hui, nous célébrons l'entrée du mot décroissance dans le Larousse.
Décroissance : «politique préconisant un ralentissement du taux de croissance dans une perspective de développement durable».
Une entrée tardive vu que j'y avais consacré un article entier il y a plus de deux ans.
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