31 décembre 2009

Just4kiss d'or 2009

Comme chaque année, le 31 décembre est l'occasion de publier sur ce blog la cérémonie de remise du Just4kiss d'Or, un rendez-vous immanquable depuis la première édition en 2006. Une fois de plus, cette année fut pleine de rires et d'émotions où le meilleur a côtoyé le pire, l'original a flirté avec le classique. A noter que pour la première fois, ma consommation de films récents connut un léger ralentissement dû notamment à ma volonté de voir essentiellement des ressorties, de vieux films essentiels à tout cinéphile, et surtout à mes absences récurrentes de la capitale, notamment au premier semestre 2009. Cela étant dit, même si je ne peux garantir l'exhaustivité, je pense néanmoins avoir examiné l'essentiel des films à voir cette année (pas moins de 220 films au compteur) comme le montre la liste des films mise à jour régulièrement sur mon blog consacré au cinéma.

J'ai eu beaucoup de mal à désigner le lauréat du Just4kiss d'Or. Finalement, mon choix s'est porté sur Les Noces Rebelles, un film qui m'a touché droit au cœur. Effectivement, je n'aurai jamais suffisamment de mots pour cracher ma haine de la banlieue, ma haine du quotidien sordide, ma haine de la tradition et des valeurs familiales. Rien que de m'imaginer prendre un train express régional pour aller travailler dans une tour, vêtu du même costume méprisable que des milliers de congénères, me donne des frissons. Rien que de penser renoncer à toute vie culturelle, à tout plaisir, pour m'occuper de chiards m'effraie. Je ne veux pas d'une petite vie minable, d'un boulot minable accepté à contre-cœur pour des raisons financières, d'un petit pavillon minable en périphérie. Je ne veux pas rentrer dans un moule, formaté par une société qui ne tolère aucun écart, réduit au silence par un système délétère. Je ne veux pas de ce « vide désespérant de la vie ici ». C'est pourquoi j'ai tant aimé Les Noces Rebelles, film mettant brillamment des mots sur mon ressenti face au renoncement général. Je suis John. Je suis April. Je suis Frank. Je suis incompris, craignant de décevoir, de me résigner comme Frank. Je suis incompris, considérant les enfants comme une punition, comme un fardeau restreignant ma vie potentielle comme April. Je suis incompris, énonçant des vérités synonymes de folie pour mes contemporains comme John. Voilà pourquoi le Just4kiss d'Or revient cette année au film de Sam Mendès remarquablement interprété par le couple formé par Leonardo di Caprio et Kate Winslet, dix ans après Titanic.

La liste suivante constitue la crème de la crème des sorties entre le 4 janvier et le 30 décembre 2009, les films que tout le monde se doit d'avoir vu au moins une fois dans sa vie.

1.Les Noces Rebelles
2.Mary and Max
3.Whatever Works
4.Un prophète
5.Les beaux gosses
6.Welcome
7.The Wrestler
8.Des idiots et des anges
9.Inglorious Basterds
10.Etreintes Brisées
11.Good Morning England
12.Le vilain
13.Max et les Maximonstres
14.Tetro
15.Winnipeg mon amour


A l'année prochaine pour de nouvelles découvertes cinématographiques !

27 décembre 2009

20 décembre 2009

Smile

Keith Haring

J'aime les sourires. J'aime les gens souriants. Il y a des gens qui peuvent donner du bonheur rien qu'avec leur sourire. J'en connais, j'en ai rencontré, j'en ai plusieurs dans mes contacts Facebook. Je songe d'ailleurs à faire un classement des plus beaux sourires de mon entourage. La lutte pour la première place risque d'être tendue tant plusieurs prénoms se bousculent déjà dans mon esprit. Un sourire donne de la joie, de l'espoir, de l'amour. Le sourire est la source éternelle de la grâce, du charme, de l'éclat d'un individu. L'écrivain Patrick Drevet va jusqu'à dire que le sourire est prémonition de la jouissance. Un beau sourire est la chose la plus importante pour me faire succomber. Quand je tombe amoureux, je tombe avant tout amoureux d'un sourire. Dans le métro, dans la rue, j'aime quand mon regard croise un sourire, un sourire franc, pas un sourire pincé ou un sourire du coin des lèvres mais un sourire qui laisse deviner une belle rangée de dents blanches. Je ne peux imaginer un monde sans sourire. Le sourire est une digue qui s'élève contre la tristesse, la morosité, l'ennui. Un sourire est un rayon de soleil qui illumine la vie. Chaque sourire est unique. Chaque sourire est l'empreinte d'un instant, fugace témoignage d'une félicité passagère. Je ne cesse de m'abreuver de sourires. Je les traque, je les capte puis je les conserve dans un coin de mon esprit. J'ai une photothèque à sourires dans ma tête. Une collection qui ne cesse de s'enrichir malgré les réticences des parisiens à embraser leur propre vie en diffusant, en vaporisant, en répandant des milliers de sourires autour d'eux. J'espère que je ne suis pas le seul à craquer pour un adorable sourire et c'est pour ça que dans ma vie de tous les jours, je m'efforce à sourire le plus possible, surtout depuis que je sais que pour Sainte-Beuve, le sourire est le signe le plus délicat et le plus sensible de la distinction et de la qualité de l'esprit. Je veux moi aussi que mon sourire donne de la joie, de l'espoir, de l'amour à tous les gens qui me côtoient et à toi aussi bien sûr, lecteur/lectrice, qui aime venir sur mon blog pour contempler ma souriante bannière !

17 décembre 2009

La Grippe

Duccio di Buoninsegna

Elle est arrivée par surprise. Samedi soir. Par derrière, en traitre, je ne L'ai pas vu venir. Tentaculaire, Titanesque, Monumentale. Au début, Elle gagnait du terrain. Je faiblissais à vu d'œil. Je ne m'alimentais plus. Je tremblais. Je frissonnais. Je transpirais. J'avais le regard hagard. Mon corps enfiévré ne m'obéissait plus. Des courbatures assassines me condamnaient à garder mon lit. Une toux à réveiller les morts sortait de mes entrailles inflammées/enflammées. Du mucus ne cessait de couler de mon nez sans que rien ne puisse venir lui faire barrage. Des vertiges assassins cherchaient à me faire perdre pied. Puis j'ai pris mon courage à deux mains. J'ai résisté. J'ai tenté le tout pour le tout. Je n'ai rien lâché. J'ai formé mes anticorps au combat. Je les ai entrainé, discipliné, apprivoisé. Je leur ai fourni des stimulants à base de paracétamol. Je les ai drogué pour en tirer le meilleur d'eux-mêmes. J'ai constitué une armée de petits soldats prêts à mener la bataille. J'étais le général disposé à me lancer corps-perdu dans l'ultime assaut. Pendant 72 heures, j'ai guerroyé. Pendant 72 heures, j'ai ferraillé contre Elle. Pendant 72 heures, je L'ai défiée dans une lutte acharnée. Nous savions tous les deux qu'à la fin, il n'en resterait plus qu'un. Il fallait que ça soit moi. La culture, la délicatesse, la beauté triomphant de l'ignorance, de la lâcheté, de la laideur. Plus qu'un combat personnel, j'en faisais une histoire de civilisation, un baroud d'honneur pour l'avenir de l'humanité. Plus qu'un duel pour ma survie, c'était un affrontement pour la justice et la tolérance. A l'intérieur de moi, c'était un véritable charnier. Les microbes se sont retrouvés acculés par la résistance et la puissance de mon organisme. Les bactéries ont été prises en otage par mes anticorps au meilleur de leur forme. Le pugilat a tourné court. Mon corps sera leur tombeau. Peux-tu imaginer un mausolée plus séduisant ? Un sarcophage plus excitant ? Un cénotaphe plus éblouissant ?

14 décembre 2009

Question 30

Daniel Gastaud

Existe-t-il quelque chose de plus décourageant qu'une pilosité galopante assortie d'une perte de cheveux chronique ?

11 décembre 2009

Deadline

Franz von Stuck

Me pleurera-t-on quand je serai mort ?

10 décembre 2009

Superhero

Eric Liot
I am always tired because I become a superhero at night !

08 décembre 2009

Solitude

James Abbott McNeill Whistler

On ne peut être vraiment soi qu'aussi longtemps qu'on est seul.
[Arthur Schopenhauer]

07 décembre 2009

Flemme

Valério Adami

J'aimerais mettre à jour mes autres blogs...


... mais j'ai une flemme monumentale.

06 décembre 2009

Une nuit presque parfaite

Henri Matisse

Je suis le seul et unique sans domicile fixe de Neuilly sur Seine. Depuis septembre, de manière régulière, je suis obligé de rendre l'appartement de mes grands-parents à mes grands-parents. Effectivement, outre la difficulté de cohabiter à trois dans un studio, les effrayants ronflements de ma grand-mère réveillerait le violent tueur de mamies qui sommeille en moi. Ainsi, pendant une, deux ou trois nuits consécutives, je me retrouve à la rue, sans toit pour m'abriter, sans mur pour me protéger. Heureusement, je sais que je peux compter sur la gentillesse et le sens de l'hospitalité de mes amis qui se plient en quatre pour me recevoir dans les meilleures conditions possibles. Ces derniers mois, j'ai donc découvert huit chambres, huit salles de bain, huit cuisines différentes parfois juste pour une nuit, parfois pour plusieurs jours. Du studio au F4, j'ai été hébergé aux quatre coins de Paris (et de la proche banlieue). J'ai partagé des lits, dormi sur des canapés, somnolé sur des matelas gonflables, pioncé sur des sommiers. Même si le confort était parfois spartiate, j'ai pris à chaque fois une vraie bonne douche, cent fois meilleure que celle de Neuilly. Et surtout j'ai essayé plein de gels douche différents, un des plaisirs les plus intenses sur cette terre tant la diversité des textures et des saveurs parvient à justifier à elle-seule la chute du communisme.

Sache que je ne compte pas m'arrêter là. D'ici le mois de juin, j'ai l'intention de découvrir d'autres intérieurs parisiens, me faire inviter dans des quartiers inexplorés (zone 1 ou zone 2 du pass Navigo uniquement !^^), gouter de nouvelles recettes spéciales, tester des gels douches aux senteurs originales, apprécier la pression de douches inconnues. Si tu souhaites m'héberger pour une nuit, pour une semaine ou pour la vie, n'hésites pas à me contacter. Sache également que je compte publier sur ce blog la liste des meilleurs hôtes de Paris avec des critères très objectifs : accueil&animations proposées, gastronomie&œnologie, rangement&propreté, situation géographique&aménagement intérieur, pression de la douche&gel douche. « Une nuit presque parfaite » : un concept révolutionnaire pour mon futur show blogosphérique ?

05 décembre 2009

The night

Max Beckmann


Il faudra bien qu'un jour ou l'autre nous couchions tous ensemble.
[Louis-Ferdinand Céline]

03 décembre 2009

Pudique

Pierre Soulages

Une certaine pudeur m'interdit d'écrire exactement ce qu'on attend de moi.
[Witold Gombrowicz]